Avant la clôture, le 3 septembre à minuit, des derniers ajustements de l’offre de reprise de Fibre Excellence, Carole Delga a annoncé l’arrivée d’un nouvel investisseur, acteur du secteur de la pâte à papier et des produits d’hygiène. Son engagement vient renforcer l’offre qui sera examinée par le Tribunal de commerce de Toulouse lors de l’audience du 8 septembre. Carole Delga a déclaré :
« Ce soir, avant minuit, la Région Occitanie, à travers son Agence Régionale des Investissements Stratégiques (ARIS), a complété auprès du Tribunal de Commerce de Toulouse son offre de reprise du site Fibre Excellence de Saint-Gaudens. Cette offre s’appuie sur un nouvel investisseur, dans le secteur de la pâte à papier et des produits d’hygiène, avec lequel mes équipes échangent depuis plusieurs jours et que j’ai rencontré mardi en fin de journée.
Suite à notre réunion de travail, ce dernier vient de me confirmer, par un courrier officiel remis au tribunal, son intérêt pour le savoir-faire de Fibre Excellence et la qualité de sa production. Gage de sérieux, il demande plus temps pour finaliser une proposition et rejoindre les industriels qui font déjà partie du tour de table.
Ce qui rappelle, à ceux qui en doutaient encore, que cette usine est parfaitement compétitive, que ses résultats ont été positifs ces 10 derniers années (+7M€/an) et le seront à nouveau en 2027, et que l’industrie de la pâte à papier a bien un avenir dans notre pays.
Maintenant il est indispensable d’avoir 4 mois supplémentaires, demandés clairement par ce nouvel investisseur, pour transformer cette manifestation d’intérêt en une offre ferme.
Pour cela, le président de la République doit répondre à ma demande, portée par tout un territoire et bien au-delà au regard de la multiplication des marques de soutien nationales tant du monde économique que politique que j’ai encore reçues ces dernières heures : nationaliser temporairement Fibre Excellence, en rentrant au capital de l’entreprise, comme le fera la Région Occitanie dès lundi. La Région a pris ses responsabilités.
Tout est réuni aujourd’hui pour que l’Etat les assume. C’est la condition pour sauver le dernier fabricant de pâte à papier en France. Une nouvelle pensée ce soir pour les 270 salariés. »



