Aurignac : Laurent Lafforgue, vers une autonomie énergétique collective

Laurent Lafforgue, Toulousain de 34 ans, ingénieur en énergies renouvelables, habite à Latoue. Il a quitté son domaine professionnel par conviction écologique et pleinement conscient de l’urgence d’agir pour l’environnement et les problématiques sociales, qu’on ne peut dit-il, dissocier. Il a créé l’association T-Lia pour explorer les pistes technologiques menant à l’autonomie collective, concernant principalement l’eau, l’énergie, l’alimentation. Il fabrique pour cela une vingtaine d’équipements spécifiques, avec des matériaux de récupération, fours et cuiseurs solaires, poêle fusée, panneaux solaires thermiques, séchoirs à fruits et légumes, etc.

« La solution idéale n’existe pas, affirme-t-il. On a souvent déplacé le problème, par exemple avec les voitures électriques. Ce qui m’intéresse ce n’est pas travailler pour des banques ou des fonds de pension qui ne songent qu’à faire du profit, mais plutôt œuvrer pour la collectivité. J’ai d’abord participé à la création d’une coopérative citoyenne d’énergies renouvelables à Toulouse, un peu dans la ligne de mon ancien travail mais avec une visée sociale et démocratique. Avec des valeurs plutôt que des discours. Depuis 3 ans j’ai découvert une nouvelle approche de la technologie, et je construis des objets utiles à tous, je fais de la recherche, j’expérimente, je me forme, je transmets, j’organise des ateliers. Par exemple je montre comment réutiliser les piles au rebut, pour créer une nouvelle batterie. »

A ce propos, Laurent lance un appel pour récupérer des batteries d’ordinateurs portables, laisser un message à « Je suis étonné de constater combien les entreprises et autres structures sont réticentes à donner leurs déchets, alors que cela est utile, leur fait économiser de l’argent, donne droit à un crédit d’impôt. Il faudrait qu’on m’explique cette attitude ! »

Laurent Lafforgue a démontré l’utilité de ces appareils des temps nouveaux au public venu sur le Forum de la Biodiversité samedi 21 mai à Aurignac. En direct il a fait sécher des tranches de pommes dans le séchoir artisanal installé en plein soleil sur la place du marché. Une façon concrète et festive de convaincre.

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