Veuillez trouver ci-dessous une expression libre d’un citoyen engagé dans la vie politique :
» Les élections municipales sont terminées. Répondant au principe de la parité, le nombre d’hommes et de femmes est égal à une unité près, quelle que soit la commune.
La spécificité du mode d’élection des conseillers communautaires impose aussi une alternance systématique hommes/femmes dans ce qu’on appelle le fléchage des candidats.
Jusque là on peut affirmer que tout va bien, mais c’est ensuite que cela se gâte, soit dès l’élection acquise, soit après partage des élus entre plusieurs listes. Je n’entre pas dans le détail, car ce n’est pas à la vision réglementaire que je veux m’en arrêter.
Sur le Muretain d’agglo, il se trouve que le Président en est un homme, comme sont des hommes les élus titulaires d’une vice présidence (12).
Ainsi voilà comment d’une élection où la parité est de règle, on peut avoir pour résultat une gouvernance représentative d’un patriarcat absolu.
Bien sûr il eut été possible que des femmes soient vice-présidentes, mais cela n’a pas paru devoir être le cas aux conseillers réunis pour cette élection.
J’en tire la conclusion que la reconnaissance de la place des femmes dans la vie publique n’en est encore qu’à ses balbutiements, que le patriarcat est bien loin d’avoir déserté nos contrées et qu’il ne se volatilisera pas par enchantement (il l’aurait déjà fait si tel devait être le cas depuis 70 ans que Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi et bien d’autres ont secoué le cocotier).
Il faut que le rituel, les habitudes, la tradition … cessent de servir de boussole, on ne fait pas de politique en ayant les yeux fixés sur le rétroviseur. Il faudra une véritable révolution des esprits, une ouverture des mentalités. La société ne peut progresser si elle est incapable de faire autre chose que reproduire indéfiniment les attitudes du passé. »




