Dix-huit salariés de l’Ehpad du Mont Royal sur 45 ne sont pas vaccinés. Théoriquement, depuis le 15 septembre, ils risquent la suspension sans versement de salaire.

Aucun cas de Covid dans l’établissement

Dans cet établissement, aucun cas de Covid n’a été déclaré depuis le début de la pandémie. Ceci est dû à un protocole sanitaire très strict mis en place et respecté par tous, salariés et familles. Les salariés non vaccinés se font tester tous les trois jours.

Des salariés de l’établissement, d’autres en soutien de divers ehpad voisins, mais également des membres de collectifs toulousains et des représentants de la CGT locale étaient réunis ce vendredi 17 septembre devant les grilles du Mont Royal.

« Ce sont les salariés qui nous ont contactés », confie Ginette Puissegur, représentante de l’union locale CGT du Comminges.

« On ne refuse pas d’être vaccinés », lance Hourida Kihal, membre du personnel. « On ne veut pas des vaccins existants et nous ne voulons pas être obligés. Nous attendons celui promis par SANOFI. On demande le report de la suspension. Nous demandons à travailler. On nous met à la rue sans salaire, sans aucune aide. Le maire a reçu tous les salariés (ce que confirme Eric Miquel). Il se retranche derrière la loi. Les résidents sont également informés de leur éventuel transfert vers d’autres maisons de retraite. Ils sont très attachés à leurs soignants. »

« On prend les résidents en otage, c’est honteux ! », clame Jean-Michel l’animateur maison. « Si cela devait se produire, c’est la mort assurée pour beaucoup d’entre eux. »

Un dialogue de sourds

Jérôme Falerne, directeur adjoint de l’ARS Haute-Garonne, rencontrait pendant ce temps en mairie le maire Eric Miquel et une adjointe, Martine Tarrissan. Il se déplaçait ensuite sur les lieux pour rencontrer le directeur Jean-Bernard Calbera. Avant cette rencontre, une discussion animée avec les salariés s’engageait. « Je suis là pour trouver des solutions. Les familles sont d’ores et déjà averties. »

Il faut savoir que le Préfet s’est entretenu avec le maire. Si celui-ci, avec un personnel réduit, ne peut assurer la sécurité des résidents, il faut assurer leur transfert. « Je ne souhaite pas en arriver là, je suis contre », assure Eric Miquel.

« Il faut que chacun prenne ses responsabilités », déclare Jérôme Falerne. « Nous envisageons du personnel en renfort. La mise en place se ferait lundi 20. »

Un dialogue de sourds s’engage alors. L’ARS se retranchant derrière la loi, à l’instant T, les salariés évoquant le bon sens et leurs réserves quant aux vaccins présents sur le marché.

Après une journée de discussions entre la municipalité, l’ARS et la direction de l’Ehpad, il n’y aura aucun transfert de résident vers un quelconque établissement.

A ce jour, il ne reste plus que dix salariés suspendus.