Comme chaque année, la maison Ysalguier à Auterive ouvre ses portes à l’occasion des journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre prochains, pour une visite à travers le temps avant le début des travaux qui redonneront à cette demeure historique son lustre d’antan.

Le samedi 19, exceptionnellement, le grand portail de la Place Occitane sera ouvert dès 9 heures du matin, pour profiter du marché des créateurs qui se tiendra sur la Place.

A 16 heures, Diane Masclary, secrétaire de la Société du Patrimoine du Muretain, fera une conférence  sur “les Ysalguier en terre muretaine” ; les Yzalguier furent en effet propriétaires de la maison  (mosaiquesdhistoires.over-blog.com/).

Diane Masclary a consacré d’ailleurs un article sur cette famille dans la dernière revue du patrimoine du Muretain (numéro 22 – 2020).

Puis Raphaël Blohorn, architecte du patrimoine, fera un exposé sur les travaux à venir. La journée se terminera avec un concert de musique brésilienne de Bernard Fines.

Le dimanche 20 septembre, les portes ouvriront de 14 heures à 18 heures. A 15h30 Marie, conteuse, viendra dans la cour réciter « La nuit des Quatre temps »… Puis à 17 heures, nouveau concert de musique brésilienne par Bernard Fines.

Pendant les journées du patrimoine, pour des raisons de sécurité, seuls les étages inférieurs seront ouverts au public. Mais on pourra tout de même découvrir la grande salle, la cuisine à l’ancienne, la petite chapelle, les caves, la salle dite du prisonnier et bien sûr, la cour avec sa remarquable façade en colombages.

Si le bâtiment intéresse le public, c’est parce qu’il est un témoin unique de l’histoire car plusieurs pièces n’ont pas été habitées ni remaniées pendant des siècles. Visiter cette bâtisse, c’est faire un voyage à travers le temps.

La maison Ysalguier a été sélectionnée par la mission Bern et le loto du Patrimoine en 2019. L’argent ainsi collecté va permettre de financer en partie les travaux qui sauveront ce bâtiment construit au XIIème siècle sur les ruines d’un castrum romain. Au printemps 2018, un gros orage de grêle avait abîmé la couverture et accéléré la dégradation du toit et des étages supérieurs.

A partir de la mi-octobre, une équipe de charpentiers, couvreurs, maçons et menuisiers interviendra pour sauver l’édifice. « L’urgence est d’assurer l’étanchéité des toitures et de réparer les pièces de charpente endommagées, explique Raphaël Blohorn, architecte du patrimoine, qui coordonne les travaux. Pendant que le charpentier et les couvreurs s’occuperont du toit, le maçon traitera les fissures des façades. L’idée de l’architecte est de garder au bâtiment son cachet d’origine : Rénover, tout en gardant à la maison son authenticité. « C’est une très belle bâtisse, poursuit Raphaël Blohorn, avec un aspect un peu massif mais élégant. Elle présente des éléments architecturaux de grande qualité, comme la tour du pigeonnier, les fenêtres à meneaux, la façade en colombages ou les caves voûtées. »

Il faudra plusieurs mois de travaux pour sauver l’édifice. Ils s’étaleront au moins jusqu’en 2021… L’année prochaine, une souscription sera ouverte au public pour trouver les fonds qui permettront de financer la fin des travaux…