« Oublier et passer à autre chose » est certainement la citation qui convient le mieux à nous tous, gaulois réfractaires, comme aime à nous traiter notre cher président du haut de son olympe jupitérienne. C’est vrai que globalement nous avons été sérieux dans l’application des mesures qui ont été mises en place par nos gouvernants pour notre bien, car c’est bien de cela dont il s’agit, on veut notre bien et nous ingrats, on ne s’en rend même pas compte. C’est vrai que cela a été au prix d’une infantilisation certaine et que nous avons été très apeurés par des mots comme barrière, distanciation sociale ou des voix sorties d’outre tombe qui nous martelaient « Alert Covid-19 et nous invitaient à faire tout un tas de choses restrictives au prix de nos libertés individuelles, il est vrai. On se serait cru dans un film de la quatrième dimension. Quelle trouille !

Mais d’un seul coup, on a appuyé sur un bouton sentant que la coupe était pleine pour tout le monde et que l’économie était à l’agonie. Allez hop au travail et maintenant consommez à tout va pour relancer la machine. Les fauves ont été lâchés et finit l’acceptation et tout le reste. Les beaux jours aidant et les vacances invitant à la proximité, on a pu observer avec bonheur le retour de l’individualisme forcené tel que nous aimons à le pratiquer dans cette Gaule réveillée pour l’occasion ! Le monde d’avant et d’après foutaise tout cela, on veut tout oublier pour surtout revivre comme avant. On s’est serré dans les magasins, les restaurants, les cafés avec des gérants d’établissement devenus des gendarmes complètement débordés par des consommateurs qui ne supportaient plus aucune contrainte collective, parfois en arrivant aux mains ! Ah que c’est bon de ne plus se laver les mains et de se faire plein de bisous. Ils disent à la télé qu’il y a des clusters de ci de là. Qu’es a quo les clusters ? On s’en fout c’est pas chez nous ! Allez Robert tu remets la tienne !

Pendant ce temps là

Dans le monde politique, on a d’abord installé des maires après un deuxième tour aussi catastrophique que le premier vu le taux de participation, mais tout était prévu avec les gestes barrières pour que le peuple vienne. Ah ces gaulois réfractaires ils n’écoutent rien ! Il paraît qu’il fallait que la démocratie vive ! La démocratie ou le système ? Au vu des résultats on peut seulement en déduire que les écologistes ont plus voté que d’autres qui sont restés chez eux et abstenus. Mais est-ce une réalité vraie que ce virage vert ? Faudra attendre une participation normale et des prochaines élections sûrement pour en être vraiment sûr. En attendant ils se sentent pousser des ailes, peut-être à raison.

Quant à Jupiter, il a fait un copier coller en changeant de premier ministre. Un LR inconnu a remplacé un LR un tant soit peu trop populaire. Ce monsieur Castex a le mérite toutefois d’avoir un accent bien de chez nous et c’est fort agréable. On comprendra au moins ce qu’il dit ! Un haut fonctionnaire bien dans le moule qui a fait déjà beaucoup de mal à l’hôpital avant que d’être et qui va remettre sur le tapis toutes les réformes laissées dans le monde d’avant. Ah les retraites, vous allez adorer ! Il faut continuer les réformes braves gens !

Bref rien n’a changé mais rien du tout si ce n’est une économie en lambeaux qui va justifier, n’en doutons pas, qu’on nous demande des efforts encore et encore. Au passage, certains patrons profitant de la crise pour faire quelques licenciements de circonstances. Pour ceux qui peuvent, les français ont repris leur vie exactement comme avant avec notre sport favori le chacun pour soi. Les concessionnaires voiture sont aux anges ! Diesel et essence se vendent plus que bien et on fait de sacrés affaires!

Rassurez vous nos politiques aussi ont repris comme avant. On dit dans les milieux autorisés que la rentrée devrait être chaude ! Allez je retourne à la plage, on fait un barbecue entre copains. On est une cinquantaine çà va être génial avec guitare, feu de camp et… on est allé chercher l’alcool et les cigarettes au Pas de la Case après 2 heures de bouchons !  Des masques? Vous n’y pensez pas, on se connait tous depuis si longtemps !