Conseil municipal de Muret : Démission dans les rangs de l’opposition.
Clément Malaterre, conseiller municipal d’opposition élu en mars sur la liste conduite par Fabio Serra (RN-UDR-RPR), a démissionné de son mandat. L’information a été révélée dernièrement par communiqué.
Le contexte : Quelques jours plus tôt, l’élu muretain, ancien surveillant pénitentiaire, était intervenu sur le plateau de BFMTV dans le cadre de l’affaire Lyhanna, du nom de cette collégienne de 11 ans enlevée et tuée dans le Gers, une affaire qui secoue le pays et met en cause le suivi judiciaire du suspect malgré des signalements antérieurs.
Sur le plateau, il avait notamment déclaré : « Vous touchez à mes enfants, vous êtes morts. » Des propos qui ont fait réagir.
De son côté, Fabio Serra, son chef de file, assure que le départ de l’élu était déjà acté avant cette séquence télévisée, pour des motifs familiaux.
Concrètement, pas d’élection partielle : conformément au Code électoral, c’est la suivante sur la liste (Anne Wartel) qui prend le siège. Le rapport de force au conseil municipal reste inchangé.
Réaction de Sophie Touzet : « Je découvre avec effroi une publication de la tête de liste d’extrême droite aux élections municipales de Muret, aujourd’hui élu de l’opposition. Il félicite son colistier, également élu au conseil municipal de Muret, pour sa prise de parole et de position lors d’un forum sur BFMTV. Et que prône cet élu de la République? De se faire justice soi-même, à défaut de rétablir la peine de mort. Que les parents de victimes d’atrocités soient rongés par le désespoir et la haine, je le comprends. Je suis mère. Mais que des hommes qui ont la prétention d’exercer des fonctions électives s’expriment de la sorte et appellent aux règlements de comptes comme à l’époque du Far West, cela me terrifie. A ce stade, ce n’est plus du populisme, c’est un appel à la guerre civile. Utiliser un drame épouvantable pour faire valoir des positions du moyen âge, c’est offensant pour les victimes et c’est d’une gravité sans nom quand on est élu. J’ai honte de siéger dans la même assemblée que ces gens-là et je ne cesserai jamais de combattre leurs idées criminelles.








