Comment souvent en France les technocrates nous ont concocté un mode d’emploi pour le moins complexe. Pour vous aider à y voir plus clair, un petit mémo vous est proposé. Attention pour ceux qui seraient tentés de ne venir qu’au deuxième tour, il sera certainement trop tard. Comme à Saint Gaudens ou à Rieumes et partout ailleurs où il n’existe que deux listes, vous n’aurez qu’un tour de scrutin.

Voter c’est faire un choix et lorsqu’il n’y a qu’une liste cela devient compliqué puisque il n’y a, à l’évidence, aucun choix possible. Dans les communes de moins de 1000 habitants on peut toujours rayer un nom si un candidat ne nous convient pas et s’il obtient moins de 50% des voix au premier tour il y aura un deuxième tour. Pour les plus de 1000 habitants, le choix consiste à se déplacer ou pas. Des candidats concernés s’inquiètent déjà d’une abstention massive aggravée par la psychose surréaliste du coronavirus. Certes le nombre exigé de conseillers municipaux sur liste entière est trop conséquent par la faute du législateur à vision jacobine. Il est donc parfois difficile de trouver des citoyens pour s’engager et faire une deuxième liste. Par contre dans d’autres lieux, on prend le ou les adverses politiques minoritaires sur sa liste en leur promettant le ciel bleu et on est sur d’être élu. Est-ce cela la démocratie ? Cela permet-il un choix et un débat politique ? Les valeurs de droite et de gauche sont-elles identiques comme veut nous le faire croire le macronisme. Le libéralisme et l’humanisme sont-ils compatible ? Pas sûr et à terme l’opposition se retrouvera au sein même du conseil municipal pourtant uni au départ du moins en apparence. Dans le Cid Pierre Corneille disait : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. »

Elections mode d’emploi : Ce qu’il faut savoir :

Pour les communes de moins de 1.000 habitants :

Dans les petites communes – le seuil a été abaissé à 1.000 habitants contre 3.500 avant 2013 – le scrutin est majoritaire, plurinominal, à deux tours. L’électeur peut voter pour des candidats qui se présentent individuellement ou par liste – la parité n’est pas requise. Il peut rayer des noms (c’est le panachage). A l’issue de la journée de vote, les suffrages sont comptés individuellement.

Sont élus au conseil municipal dès le premier tour les candidats qui ont obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés (50 % des voix plus une) et ont recueilli au moins un quart des voix des électeurs inscrits.

Pour les sièges restants à pourvoir, un second tour est organisé où l’élection a lieu à la majorité relative, quel que soit le nombre de votants, c’est-à-dire que sont élus les candidats qui ont obtenu le plus de voix. Et si plusieurs candidats sont à égalité, c’est le plus âgé qui est élu.

A noter qu’une candidature au seul second tour est possible, mais uniquement dans le cas où le nombre de candidats au premier tour est inférieur au nombre de sièges à pourvoir.

Pour les communes de plus de 1.000 habitants :

Dans les plus grosses communes, celles de 1.000 habitants et plus, les conseillers sont élus au scrutin de liste à deux tours, avec prime majoritaire à la liste arrivée en tête. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et autant de femmes que d’hommes, avec alternance obligatoire une femme/un homme ou inversement.

L’élection est acquise au premier tour si une liste recueille la majorité des suffrages exprimés (50 % des voix plus une). La moitié des sièges lui est alors automatiquement allouée et les autres sont répartis à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés, y compris la liste majoritaire.

Si un second tour est nécessaire, seules les listes ayant obtenu au premier tour au moins 10 % des suffrages peuvent se maintenir. Elles peuvent être modifiées, notamment par fusion avec d’autres listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages. A l’issue du vote, la répartition des sièges se fait alors comme lors du premier tour.