Dans un éditorial, on peut écrire un certain nombre de choses dont l’auteur estime qu’elle peuvent être justes. Avec de fortes convictions mais fuyant les certitudes, je cultive le doute. Le constat que partage la plupart d’entre nous c’est que nous traversons une crise majeure. Il devient difficile de se situer, l’homme n’est plus au centre de tout remplacé par la valeur argent et la partie négative de la mondialisation. Le nationalisme et le repli sur soi inondent nos chaumières. Le sens collectif a disparu. Peu de choses arrivent à unir et relier les citoyens que nous sommes et pourtant chacun de nous en a tellement envie. Certes il y a l’illusion d’une coupe du monde au son de la marseillaise, un fait héroïque relayé par les médias ou une cérémonie aux invalides quand l’un de nos militaires se fait tuer sur un théâtre d’opérations extérieures. On fait vibrer le sentiment patriotique mais pour quelques instants quelques instants seulement comme aimait à le chanter Jacques Brel. La communication ne peut se substituer à la communion.

Pourtant tout près de nous, un dénominateur commun nous tend les bras. Nous vivons dans une région que nous aimons tous et qui fait chanter notre accent au delà des chemins escarpés de la politique qui ne fait plus rêver personne. Nous sommes occitan avant tout et que l’on soit de droite ou de gauche. Cette riche et immense culture qui s’étend de la Méditerranée aux Pyrénées fait vibrer nos cœurs et relève d’une identité commune qui nous unit dans le temps et dans l’espace.

Alors buvons, chantons et unissons nous derrière cet étendard porté par des Nadau, Marty ou autre “chœur des hommes” et la liste n’est pas exhaustive. Choisissons nous un hymne régional et notre présidente et son bel accent chantant pourrait faire faire un référendum comme pour le choix du nom Occitanie à la naissance de cette entité culturelle qui demande qu’à vibrer. Chiche !

En attendant 2 propositions

Je suis fier d’être occitan. Bonne fête de la musique à Tous

 

 

Nadau: Des milliers de spectateurs et toujours autant de jeunes