Le musée de l’Aurignacien s’est transformé en vaisseau astral pour voyager dans le temps et l’espace vendredi soir 7 août, le temps d’une Nuit des étoiles.
Pour commencer l’odyssée, Maxence des Oiseaux, musicien atypique créateur d’univers sonores, a ouvert un espace poétique inattendu, au son de flûtes et instruments ancestraux venus des temps primitifs. Ses instruments, flûtes en os de cigogne, vautour et d’autres volatiles, en roseau, en bois, corne de zébu ou de coudou, rhombes taillés dans une omoplate de renne, racloirs, assemblages de grelots à base de graines, conque géante, restituent les mélopées archaïques qui ont bercé les premiers hommes, dialogues d’animaux, pulsations vitales, parades nuptiales, psalmodies tribales… Les balbutiements de la musique sont nés de ces petits objets créés pour le plaisir et non pour l’utile. Sous le souffle de Maxence, les harmonies des origines prennent vie, avec finesse et sensibilité.
Sous l’invocation de Maxence les étoiles se sont allumées. Entre alors en scène Pascal Giraudel, muni de télescope et d’instruments d’observation céleste, pour expliquer à l’assistance les mystères du ciel et des corps célestes. Avec érudition et pédagogie, le responsable du musée archéologique de Montmaurin a ouvert un monde cosmique passionnant, pour clore cette incursion dans le cosmos.
Complétant ces nourritures spirituelles, les roboratives galettes de Kar’A Mel ont comblé les appétits, afin que cette Nuit des étoiles concoctée par Sébastien Marzin et son équipe soit une réussite sur tous les plans.







