Le 8 octobre dernier, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, annonçait – dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2027 – un transfert de 200 M€ de dépenses liées au remboursement des cures thermales, actuellement prises en charge par l’Assurance maladie, vers les complémentaires santé.
Or, les complémentaires santé n’ont aucune obligation de prendre en charge ces soins. En réaction, les Présidentes et Présidents de Régions ont appelé les parlementaires à rejeter cette mesure, via un communiqué de Régions de France diffusé mi-octobre (en PJ).
Déjà, en novembre 2025 au cours de l’examen du PLFSS 2026, Carole Delga alertait de la menace que fait peser le déremboursement des cures thermales sur la santé des patients et les territoires. Elle avait adressé un courrier au Premier ministre, le 5 novembre 2025, demandant de revoir en urgence cette mesure, finalement abandonnée à l’époque.
Plus de 60 études soulignent l’importance des bénéfices du soin thermal pour la réduction des douleurs et la prévention des rechutes. La Haute Autorité de Santé a lancé une analyse du service médical rendu aux patients par ces soins thermaux. Outre la question sanitaire, en Occitanie, plus de 148 000 patients ont suivi une cure conventionnée sur prescription médicale l’an dernier. Elles ont aussi une importance pour l’attractivité et l’économie des territoires : 90% des stations thermales se situent dans les communes de moins de 10 000 habitants. En Occitanie, le thermalisme représente plus de 460 M€ de retombées directes et indirectes.
« Les cures thermales ne sont pas un soin de confort mais un acte de soin reconnu par la médecine pour traiter une douzaine de grandes familles d’infection. Elles sont une composante d’avenir du système de santé français. Cette annonce, non prévue dans les mesures d’économie détaillées lors de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale en Conseil des ministres, est une erreur stratégique.
Ne plus les prendre en charge, c’est pousser des patients à renoncer à se soigner et demain, pour la Sécurité Sociale, payer le prix fort de maladies aggravées ! Un déremboursement, qu’il soit partiel ou total, de ces soins incite les patients à recourir, in fine, à des alternatives plus coûteuses (traitements médicamenteux chroniques, kinésithérapies répétées, hospitalisations, etc.).
En plus de l’impact sur l’accès aux soins, la mise en difficulté de nos stations thermales entrainerait le risque de disparition d’un pan entier de l’économie locale et la suppression d’emplois essentiels à la vitalité de ces communes.
Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 sera examiné par le Sénat dès le 9 novembre prochain, j’appelle les parlementaires à rejeter avec force cette mesure. », a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.






