L’arrivée des cavaliers de la Transpyrénéenne, randonnée équestre qui relie Aurignac à Benabarre en Espagne, a donné lieu vendredi 31 juillet à une double cérémonie, chemin de Cipot à l’orée du village. Un vibrant hommage a été rendu à Jean-François Zapater récemment décédé, cavalier émérite et figure d’Aurignac, qui a initié cette magnifique aventure humaine et sportive, renforçant le jumelage avec Benabarre depuis 1996.
Rassembler, partager, transmettre
« Le jumelage rassemble, permet de se souvenir, de partager et de transmettre, souligne le maire Jean-Michel Losego dans son discours inaugural. Les habitants de Benabarre et d’Aurignac ont des valeurs communes, sens de l’accueil, attachement au territoire, aux traditions, goût de l’effort collectif, fidélité en amitié. Et aussi cette chaîne de montagne, qui loin de nous séparer, devient un trait d’union. Alors vive les initiatives qui nous rapprochent, vive l’amitié franco-espagnole, vive notre jumelage, et longue route à ceux qui le font vivre. »
« Jean-François était une personne formidable, abonde Marin Samper en espagnol, personnalité de Benabarre cheville ouvrière du jumelage et de la randonnée, un véritable ami, un rêveur dont les rêves sont devenus réalité. Il a porté le concept du jumelage à un niveau supérieur, celui de la famille car j’ai eu l’honneur d’être choisi par lui comme parrain de son premier fils, Joaquin. »
La Transpyrénéenne, une expérience unique
Les consignes de sécurité drastiques dues aux incendies côté espagnol ont empêché le départ de Benabarre, transféré à l’Hospice de France, près de Bagnères-de-Luchon. C’est aussi la raison pour laquelle les cavaliers espagnols n’ont pas tous pu prendre le départ. Sept cavaliers étaient à l’arrivée, Stéphanie, Gaïd, Delphine, Garance, Isabelle, Audrey et Daniel. « La grande difficulté, relate Stéphanie qui participe depuis plusieurs années à l’aventure, fut le passage du col de Panich à 1800 m d’altitude. Les étroites sentes pierreuses sont difficiles pour les montures, il faut marcher à côté d’eux pour les soulager un peu. Finalement tout s’est bien passé. » Pour tous, la Transpyrénéenne reste une expérience humaine et sportive unique, en harmonie avec son cheval, la nature et le groupe, des moments magiques, éreintants, exaltants, qui laisse d’inoubliables souvenirs de complicité franco-espagnole.
Joaquin et Julian, 21 et 19 ans, ses fils, et son épouse Marie-Odile, ont dévoilé la plaque commémorative avec une intense émotion, partagée par l’assistance. La cérémonie s’est poursuivie par la plantation symbolique d’un amandier. La célébration s’est clôturée dans un esprit de communion amicale et de joie partagée avec des chants espagnols, des danses et farandoles, autour d’une rafraîchissante collation.





