Le Pic du Midi inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Un grand pas vient d’être franchi pour l’inscription du Pic du Midi dans les Hautes-Pyrénées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

Le Comité de Pilotage s’est réuni. Nicolas Bourgeois, Directeur Adjoint du Pic du Midi, Daniel Soucaze des Soucaze, Directeur du Pic du Midi, Rémi Cabanac, Directeur de l’Observatoire du Pic du Midi, Jean-Marc Broto, Président de l’Université Toulouse III-Paul Sabatier, Jean Salomon, Préfet des Hautes-Pyrénées, Michel Pelieu, Président du Département des Hautes-Pyrénées et Jean-Louis Cazaubon, Vice Président de la Région Occitanie et Président du Pic du Midi (photo jointe) ont réaffirmé leur volonté de voir aboutir ce projet.

Observatoire du Pic du Midi Candidat au Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Depuis 2014, l’Etat, l’Université Toulouse III-Paul Sabatier et le Syndicat Mixte pour la Valorisation Touristique du Pic du Midi sont engagés dans la démarche qui s’appuie sur une volonté mutuelle de protéger l’observatoire pour les générations futures et de contrer toute atteinte à l’intégrité du site et à son activité.

Le 27 octobre dernier, une première étape était franchie avec l’inscription de « l’observatoire du Pic du Midi de Bigorre, pionnier en haute montagne » sur la Liste Indicative de la France en vue d’une inscription au Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO.

Une nouvelle étape sera bientôt franchie avec la création d’un GIP, Groupement d’Intérêt Public, réunissant le Syndicat Mixte pour la Valorisation Touristique du Pic du Midi et l’Université Toulouse III-Paul Sabatier. Un objectif affirmé : unir les moyens pour amener le projet à son terme.

Des valeurs universelles exceptionnelles

Une inscription à l’UNESCO permettra de reconnaître la valeur exceptionnelle de l’Observatoire du Pic du Midi en tant que premier et plus ancien observatoire de haute-montagne du monde encore en activité. A ce titre, il est un moteur et un témoin déterminant du mouvement international de développement de la science en altitude depuis le milieu du XIXème siècle.

Il est un symbole permanent des progrès remarquables des connaissances scientifiques du climat, de la terre et de l’univers, de l’astronomie et de la cosmologie depuis la fin du XIXème siècle jusqu’aux années 1960-1970 et apporte un exemple tangible de l’une des meilleures places pour établir une « fenêtre sur l’univers ». Aujourd’hui encore, le Pic du Midi reste au pinacle de la rechercher mondiale pour les observations des étoiles et de leurs planètes et pour l’observation de l’impact de l’humanité sur la biosphère par des scientifiques de l’université Toulouse III – Paul Sabatier et de l’Observatoire Midi-Pyrénées.

Le Pic du Midi à l’UNESCO avant la fin de la décennie ?

Construire les outils pour accorder la mémoire du site, le développement de la science et la valorisation touristique constitue l’un des enjeux essentiels du dossier d’inscription. Poser les bases d’un plan de gestion qui guidera le développement et la protection du bien Pic du Midi.

L’idée fondatrice de ce plan tient en ces termes : l’observatoire est un patrimoine vivant et évolutif. Il est sans cesse en renouvellement pour ne pas être abandonné aux tempêtes et à l’oubli. Il est un trait d’union entre les générations qui se succèdent au sommet pour préserver une idée, une vision : celle d’une œuvre grandiose, née du rapport téméraire de quelques individus à une montagne d’exception. 

Le scénario le plus optimiste fait donc espérer aux porteurs de projet une inscription du Pic du Midi avant la fin de la décennie.

 

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