Aurignac : La maternelle officiellement baptisée École Joséphine Baker

L’école maternelle d’Aurignac a officiellement été baptisée école Joséphine Baker samedi matin 25 juin, par le maire Jean-Michel Loségo, ses conseillers et le conseil municipal des enfants, en présence de nombreux invités de marque. Y participaient Sandrine Floureusses, vice-présidente du Conseil départemental en charge des égalités et des jeunesses, le député Joël Aviragnet, les représentants des services de l’Éducation Nationale, l’équipe enseignante, l’association des Parents d’élèves, des représentants des Anciens Combattants.

Avant la cérémonie inaugurale, les officiels ont rendu hommage à Samuel Paty, enseignant martyr, sacrifié sur l’autel de l’intolérance, de l’ignorance et de la bêtise.

Sous le préau de la maternelle, le maire a évoqué la vie extraordinaire et mouvementée de la grande dame Américaine noire, née en 1906 à Saint-Louis, Missouri. Devenue Française par amour pour ce pays berceau de la liberté, elle rejoignit pendant la Seconde Guerre mondiale la Résistante active. Toute entière tournée vers les autres, sa célébrité de star du music-hall lui a servi à faire le bien autour d’elle. N’ayant pas connu les joies de la maternité, elle adopta douze enfants de nationalités multiples, sa « tribu arc-en-ciel ». Femme de cœur et de convictions, tout au long de sa vie elle militera contre le racisme, l’apartheid, l’antisémitisme, et portera des valeurs de solidarité et de tolérance. Elle meurt en 1975, presque ruinée. En 2021, le Panthéon accueillera Joséphine, première femme noire à reposer dans ce temple laïque républicain.

Ce choix judicieux fut proposé par les jeunes de la commune et suivi par la municipalité. Les valeurs d’humanisme portées par Joséphine Baker ont un écho particulier ici, où la communauté accueille des enfants de migrants. « Il appartient au maire d’assurer la scolarisation de ces enfants, contraints de fuir leur pays. Ils ont trouvé ici un endroit apaisé, où leur couleur de peau, leur religion, leur ethnie, leur culture, leur identité, ne sont pas le prisme ségrégationniste du regard qu’on leur porte. » A Aurignac, les classes aussi sont arc-en-ciel.

Oriane, Elliott, Luz, Pablo, membres du conseil municipal des enfants, ont lu des extraits des discours de Joséphine Baker. Le maire remercia le travail et le dévouement des enseignantes, des agents et des animateurs de l’Alaé. Une biographie de Joséphine Baker fut offerte aux institutrices et aux membres du conseil des enfants. Le maire a lu la lettre d’un des fils de Joséphine Baker, qui a assuré que sa mère aurait été heureuse et fière de cet hommage rendu. Après une conclusion en musique, l’assemblée a dégusté un apéritif dînatoire, pour prolonger dans la convivialité ce moment d’émotion et de partage.

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