Noë : Des dégradations des stèles juives et chrétiennes pour la deuxième fois

Lorsque des stèles sont dégradées dans un lieu sacré comme Noé, l’émotion remonte toujours à fleur de peau. C’est son passé de la dernière guerre, toujours aussi présent, qui ressurgit : les camps d’internements d’où ont été déportées nombre de personnes victimes de la barbarie nazie, secondées par leurs serviteurs haineux, pour des lieux de mort dont peu revinrent.

C’est la deuxième fois en 8 jours que des vieilles stèles sont dégradées, tant chrétiennes que juives, dans le cimetière de la commune. S’agit-il de quelques ultras droites qui, dans un contexte national délétère, veulent faire école ou bien des jeunes désoeuvrés qui relèvent plus de la fessée parentale que des nuits dans quelques cachots humides.

Aucune revendication, aucun graffiti revendicatif n’ont été découverts. Les tombes modernes difficilement dégradables n’ont pas été touchées. Les enquêteurs de la communauté de brigades de gendarmerie du Volvestre ont ouvert une enquête.

Pierre-André Durand, préfet de la Haute-Garonne a souhaité réagir :

« Ce jour, la dégradation de 4 stèles chrétiennes et de 2 stèles juives a été constatée dans le cimetière de la commune de Noé. La gendarmerie a diligenté une enquête. Aucune piste n’est privilégiée à ce stade, notamment en l’absence d’inscription.

Pierre-André Durand, préfet de la Haute-Garonne, condamne avec la plus grande fermeté ces actes intolérables de vandalisme.

Pour mémoire, les communes de Noé et du Récébédou ont abrité pendant la seconde guerre mondiale des camps d’internement, depuis lesquels ont été déportés notamment de nombreux juifs vers les camps de la mort. Ce sont ces déportations qui avaient conduit Jules-Géraud Saliège, alors archevêque de Toulouse, à faire lire en 1942 dans l’ensemble des églises de la Haute-Garonne sa fameuse lettre. »

 

 

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