Capture de Goiat, l’Ours à problèmes !

L’arrêté ministériel est tombé mercredi 22 juin :

Le ministère de la Transition écologique se devait de renouveler l’autorisation de capture de l’ours à problèmes Goiat. Ceci a fin de l’anesthésier pour l’équiper d’un collier GPS qui facilitera sa localisation et pourra permettre de prévenir au plus tôt les éleveurs dés qu’il s’approche trop prés des troupeaux. Il s’agit d’une dérogation à l’interdiction de capture s’agissant d’un animal protégé. Les agents de l’OFB* en profiterons pour faire les prélèvements requis pour le contrôle de son état de santé. La précédente autorisation expirant le 30 juin 2022.

Autorisation de capture de Goiat qui couvre les départements de l’Ariège, de l’Aude, de la Haute-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales.  Il  sera relâché sur place, une fois équipé de son collier émetteur. Par ailleurs, la préfecture de l’Ariège a pris un nouvel arrêté autorisant le groupement pastoral d’Ustou Col d’Escots à mettre en œuvre « des mesures d’effarouchement simple et des tirs d’effarouchement non létaux de l’ours brun » pour prévenir les dommages aux troupeaux.

Recherché depuis plus d’un an, Goiat âgé de 15 ans, a toujours posé des problèmes :« Un épisode de prédation problématique ne peut être écarté en raison de l’historique du comportement de l’ours ». Depuis son lâché en 2016 coté Espagnol, dans le Pallars, il a causé des dégâts à répétitions sur des chevaux, s’attaquant à des troupeaux surveillés et pénétrant dans des étables, ceci dans la période 2017-2018. Très tôt après son arrivée dans les Pyrérénées il perd son collier, capturé et rééquipé il se débarrassera de l’émetteur en 2020.

Il y a quelques semaines Goita été « flashé » par une caméra automatique en Aragon. Coté français sa présence n’a pas été encore détectée, ni avérée en 2022.

  • L’arrivée du loup dans les Pyrénées, témoignage des dégâts causés dans le secteur Hautacam. Va être un autre sujet de discorde entre les défenseurs des grands prédateurs et les éleveurs. Espérons que dans les Pyrénées l’expérience « Alpine » saura guider  les gestionnaires du sujet.

 

(*) OFB : Office Français de la Biodiversité

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