Aurignac : Carine Rosello, l’artiste du noir et blanc ultra-marin

Dans le hall de la maire d’Aurignac, les murs s’ornent de dessins en noir et blanc d’une présence étonnante, réalisés par Carine Rosello. Samedi 21 mai, l’artiste spécialiste de l’encre de Chine, était présente pour recevoir les visiteurs de son exposition « Regards d’Encre ».

Son art est magique. Elle projette sur le papier le foisonnement étourdissant de motifs géométriques aux symétries abyssales. D’une plume sûre, elle multiplie à l’infini des improvisations venues de son imaginaire fécond, jamais tout à fait les mêmes mais toujours puisées à la même source. La source d’une vie nourrie de la culture polynésienne, où les rituels tribaux et les mythes ultramarins se racontent sur la peau tatouée. Là-bas elle a passé de longues années.

Manipulatrice en radiologie médicale, Carine Rosello, originaire du Gard, est venue s’installer à Lilhac il y a une quinzaine d’années, pour la naissance de son enfant. Elle s’y s’adonne à sa passion, le dessin à l’encre. Son Noir et Blanc nait-il de réminiscence professionnelle, de résurgences ethniques, mêlées d’autres influences venues d’Afrique et d’Asie ? De tout cela à la fois. Dans ces dessins intensément sophistiqués, à plusieurs niveaux de lecture, on y retrouve, évidente ou cachée, la représentation de l’œil. Par ce truchement, le regard de l’artiste croise celui du spectateur, lui offrant la clé de son monde intérieur. D’où l’intitulé de l’exposition, Regards d’Encre.

« Je me suis mise à dessiner il y a deux ans, relate Carine Rosello, à la suite d’un accident qui m’a fait revoir mes priorités. En autodidacte. Je mixe diverses technique, acrylique, encre, linogravure. Je m’inspire des déités polynésiennes, les tiki, les tatouages, les pétroglyphes de l’île de Pâques, les légendes locales, les arts primitifs. Lorsque je commence un sujet, je ne sais pas à l’avance où il ira, comment il évoluera, où m’entraînera sa composition. Je pars d’un endroit, et ça évolue, ça prend forme, J’y intègre parfois des formes animales stylisées, comme la tortue, l’oiseau. Je structure les motifs au fur et à mesure. »

Et soudain, tout prend du sens, devenant mandala miroir, mécanisme vivant, abîme optique, d’une poésie mathématique. Du bout de sa plume, Carine Rosello emmène le spectateur dans un voyage hypnotique et enchanteur.

Visible dans le hall de la mairie d’Aurignac jusqu’au 4 juin(également en exposition dans des commerces de la ville).

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