Élections législatives : Martine Guiraud à Boulogne-sur-Gesse, « Le camp des travailleurs doit se battre »

Martine Guiraud, du parti d’extrême gauche trotskiste Lutte Ouvrière, technicienne de laboratoire retraitée, se présente aux élections législatives sur la 8ème circonscription Comminges-Savès. Sa suppléante Marie-Hélène Bonnet, manipulatrice en radiologie médicale retraitée, étant absente lors de l’entrevue jeudi 19 mai, Martine Guiraud était accompagnée de Nicole Bathion, sympathisante habitant à Péguilhan-Lunax.

Toulousaine, militante syndicaliste de longue date, Martine Guiraud prend une part active dans son parti. La candidate sillonne le territoire du Comminges-Savès, sa région de cœur, au contact de la population. Elle relaye le programme de lutte défendu par Nathalie Arthaud, porte-parole du parti et candidate aux dernières élections présidentielles.

« Le camp des travailleurs, affirme Martine Guiraud, -et quand je dis travailleurs, j’entends salariés, retraités, agriculteurs, jeunes, tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts- doit se faire entendre.  Il doit s’organiser et se battre pour défendre ses intérêts. Alors que des milliards s’accumulent d’un côté, de l’autre certains, qui pourtant travaillent dur, peinent à vivre décemment. Avec son programme de lutte, notre parti se démarque. Pour nous, les majorités politiques, quelles qu’elles soient, on le sait par expérience, n’apportent que des désillusions. Et ce désenchantement alimente l’extrême-droite. Nous ne disons pas comme les autres candidats, Votez pour nous, on fera le reste, non. Il faut se prendre en main et se battre. »

« Trois grands axes de lutte définissent notre action, d’abord contre le chômage et la précarité : le partage et la répartition du travail entre tous, et sans perte de salaire, permettra de travailler moins, de diminuer les cadences. Contre la baisse du pouvoir d’achat : une de nos premières exigences est d’imposer une hausse générale des salaires, pensions et allocations, qui ne devraient pas être inférieurs à 2000€ net par mois. Sans oublier l’indexation sur les prix. Pour financer ces mesures, prenons sur les profits des grandes entreprises : celles du CAC40 ont réalisé 160 milliards d’euros de profit en 2021, alors que nous subissions la crise sanitaire ! Contre la spéculation et les malversations des grands groupes capitalistes : la transparence est indispensable, il faut abolir le secret des affaires. Les travailleurs doivent prendre le contrôle des comptes et des décisions des entreprises. »

« Bien sûr le vote L.O. est minoritaire, mais l’objectif est de diffuser et de défendre nos idées, surtout dans un territoire où le Rassemblement National a fait un tel score aux présidentielles. Ces élections sont l’occasion pour les travailleurs d’exprimer leur refus de la politique actuelle. On sait que l’opposition qui peut influer sur le gouvernement ne vient pas de l’Assemblée Nationale, mais de la rue, des mouvements protestataires comme les gilets jaunes et d’autres. « Le peuple est souverain », oui mais seulement quand les travailleurs combattent. »

« Le Comminges-Savès est un territoire rural, axé sur l’élevage essentiellement. Lors de nos déplacements sur le terrain, notre message de lutte s’adresse aussi aux agriculteurs, ceux qui n’ont que leur travail pour vivre et qui sont en difficulté. Nous sommes à leurs côtés. »

« Cette société profondément injuste du fait des politiques menées depuis des décennies, doit être modifiée. Il faut stopper la casse des services publics, notamment du système de santé. Un quart des Commingeois n’ont pas de médecin traitant, c’est catastrophique. Le financement de toutes nos propositions est possible : tout l’argent versé au patronat (qui promet des emplois sans jamais les créer) doit être redirigé vers les services publics pour les remettre à flot. »

« Voter pour moi et ma suppléante Marie-Hélène Bonnet, c’est refuser l’embrigadement par les partis de la bourgeoisie et la classe capitaliste, qui signifient exploitation, inflation, inégalités, inertie environnementale, crises et guerre. C’est rejeter le racisme, le nationalisme, les idéologies qui dressent les travailleurs les uns contre les autres. C’est affirmer que les travailleurs, qui font tourner la société, peuvent la diriger mieux que les grands bourgeois aveuglés par la course au profit. Le bulletin de vote Lutte Ouvrière dira les 12 et 19 juin, qu’une opposition agissante est possible dans les entreprises, dans les quartiers, dans les campagnes. Le camp des travailleurs doit s’organiser et combattre. »

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