Comminges / Saint Gaudens : L’aventure à perte de vue avec David Labarre

L’aventure à perte de vue… Un double sens. David Labarre est malvoyant et pour lui ce sera toujours une autre aventure. Plus haut, plus loin. Aventures qu’il narrait ce mardi 15 février au Régent devant une salle bien remplie. Il aime raconter ses expériences. Il aime les partager et aime le partage en général.

Conférence agrémentée de courts métrages. Un sur son ascension de l’Aneto, plus haut sommet des Pyrénées, un autre sur sa victoire sur le Mont Blanc en 2019. Plus près de nous, une voie d’escalade dans le massif de l’Escalette au-dessus du col de Menté (où il rencontre, par hasard, Pierre Albero l’ouvreur cette voie du Berger). Sans oublier son raid en solitaire : il a relié Carcassonne à Aspet, sa résidence actuelle, à pied et en autonomie. Soit plus de 240 km… Avec de multiples anecdotes à la clé. Et plus récemment en septembre 2021, un tandem-escalade de Pau à Aspet avec Morgan Périssé. Tandem à vélo et trois sommets gravis sur le parcours : la face sud du Pic di Midi d’Ossau, la face nord du Vignemale et le dièdre des Spijeoles.

Du foot à la montagne

Aux jeux paralympiques de Londres en 2012, David transforme un penalty face à la Turquie. Cela permet à l’équipe de France d’accéder à la finale, qu’elle perdra face au Brésil. Son dernier club, de 2014 à 2017 est le TFC dans la section cécifoot.

David arrête le foot en 2017. « C’était un monde qui ne me correspondait plus. Lorsqu’on arrive au bout de quelque chose, il faut savoir tourner la page. J’ai voulu revenir à mes racines montagnardes (David a grandi dans le petit village d’Arbon, au pied du Cagire. NDLR). »

Il se tourne vers l’alpinisme, fait des rencontres. Rencontres, un mot qui revient souvent dans la bouche de David. « J’ai rencontré Pierre Périssé (membre fondateur du bureau des guides en Ariège. NDLR), qui m’a mis un piolet dans les mains. » C’est avec lui et d’autres copains qu’il gravira le Mont-Blanc.

Des projets plein la tête…avec les copains

Des projets, avec ses copains, un terme très souvent employé par David, il en a plein la tête. Dans les Alpes d’abord. Et puis peut-être le plus haut sommet d’Amérique du sud, l’Aconcaga (6962m). Pour l’heure, David s’entraîne dur avec le CAF de Saint Gaudens. Toujours plus haut, toujours plus loin.

Si vous avez raté la séance du Régent, vous pouvez vous rattraper en lisant son livre l’aventure à perte de vue paru en 2020, écrit avec Jean-Pierre Alaux. Vous le trouverez dans toutes les librairies.

 

 

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