Sepx : Influenza aviaire, les éleveurs de poulets ont-ils du plomb dans l’aile ?

Pour le moment, selon l’avis des spécialistes, la situation sanitaire due à l’influenza aviaire est globalement stable pour les éleveurs avicoles de la Haute-Garonne , malgré quelques alertes récentes.

Florian Leguay, éleveur de poulets de chair Label Rouge à Sepx, et secrétaire-adjoint à la Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne, fait le point :

« Cette année, la pression de l’avifaune sauvage de passage est très forte. Depuis novembre dernier l’épizootie de grippe aviaire a touché la France, d’abord dans le Nord, puis en suivant les couloirs migratoires des oiseaux sauvages, les Landes, le nord-ouest du Gers. Ces deux départements représentent une quantité d’élevages très importante, car l’activité correspond à une tradition ancestrale. Ce facteur et celui de la localisation sur les couloirs migratoires, en font des zones particulièrement sensibles. En Haute-Garonne un premier foyer a été détecté à Escanecrabe, près de Boulogne sur Gesse, début janvier, dans une basse-cour de particulier. Les volailles ont été abattues et une zone de surveillance accrue, d’une dizaine de kilomètres autour, a été mise en place. »

Depuis novembre dernier, le territoire Français a été placé en risque élevé Influenza aviaire, et des mesures particulières valables pour tous, professionnels et particuliers :

  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et la claustration ou mise sous filet des basses-cours
  • interdiction de rassemblements et de participation des volailles originaires des territoires concernés
  • conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d’appelants
  • interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée de la France jusqu’au 31 mars
  • vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

« Les particuliers, détenteurs de petites basses-cours, doivent jouer le jeu et faire preuve de civisme, reprend Florian. Il en va de la survie économique des éleveurs. »

« La zone de protection est maintenant levée autour d’Escanecrabe, le cas est isolé et après l’abattage, aucun autre foyer n’a été relevé alentour. Avec la Chambre d’Agriculture nous avons obtenu des autorités que les élevages de canards gras puissent continuer à travailler. Et je tiens à rappeler que l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme, la chair des poulets, canards et autres volailles est tout à fait consommable, de même les œufs et le foie gras. Il n’y a vraiment aucun risque. »

La Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne accompagne les acteurs de la filière avicole pendant ces épisodes d’extrême vigilance : « Nous leur apportons un soutien pendant la crise, confirme Frédérique Reulet, responsable de la filière avicole, sur les plans technique, sanitaire, réglementaire et financier. Nous les aidons à mettre en place les mesures qui s’imposent, en partenariat avec les services de l’Etat et les syndicats de la profession. »

Les mesures spécifiques autour des foyers de contamination étant levées, la vie continue dans les élevages. Ils sont soumis aux contraintes sanitaires en vigueur au moins jusqu’au mois d’avril, quand les migrations des oiseaux sauvage seront terminées. « Les installations pour poulets sont prévues pour l’enfermement des volailles dans de bonnes conditions, et chez les éleveurs de canards, les densités d’animaux sont réduites. Pour le moment, bien que toujours délicate, la situation semble sous contrôle. »

 

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