Montmaurin : L’Ours des cavernes, à voir au Musée archéologique

Dans la colline karstique où se perche le village de Montmaurin, célèbre pour ses précieux vestiges préhistoriques et antiques, 8 cavités ont été fouillées au XIXème siècle, révélant des trésors paléolithiques.

L’abondance de restes d’animaux carnivores dans ces strates datant du Pléistocène, montre que l’endroit servait d’antres à de grands prédateurs, lions, hyènes et ours des cavernes. Les hommes s’y sont aussi abrités, preuve en est la mandibule humaine vieille de 200 000 ans, découverte en 1949 dans la diaclase de la Niche, près de la grotte de Coupe-Gorge. Cette grotte est à nouveau ouverte aux fouilles par l’équipe de la paléoanthropologue Amélie Vialet, maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

A cette occasion, la scientifique a expliqué au public l’été dernier, l’histoire des ossements de l’ours des caverne, découvert par Louis Méroc et son équipe en 1946. Exposé dans le musée de Montmaurin, le squelette incomplet est dans une position couchée.

« Cet ours archaïque a été découvert ainsi par Louis Méroc et son équipe en 1946, et ils ont décidé de le conserver en l’état. Et c’est intéressant car on relève des anomalies. Il y a le crâne et une partie de la mandibule d’un côté mais l’autre mandibule est plus loin. Sa tête est dans un sens, le bassin est désarticulé, les os des pieds sont sous le crâne. On ne sait pas pourquoi il a cette apparence « mélangée ». Les Hommes l’ont-ils trouvé mort ainsi et, symboliquement ou pour toute autre raison, ils auraient modifié sa posture ? Le passage de charognards ou prédateurs n’est pas envisagé, car on a l’impression que tout est assemblé avec une volonté. A part une action humaine, on ne voit pas comment les ossements auraient pris cet assemblage. »

Présent 200 000 ans avant notre ère, l’ours de caverne, énorme, mesurait plus de 3 mètres de long. A Montmaurin on le trouvait en compagnie d’ours bruns, tels ceux que l’on connaît actuellement, et d’un ours plus petit et exotique, l’ours du Tibet. Omnivore mais plutôt végétarien, il hivernait dans des grottes. Il s’est éteint à la fin de la dernière ère glaciaire, comme nombre d’autres espèces de la méga faune, mammouths, cerfs mégacéros, lion des cavernes.

A voir au musée-centre d’interprétation et de documentation, centre du village, 31350 Montmaurin

http://montmaurin.fr

http://www.montmaurin-archeo.fr/

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