Familier de nos villes, le pigeon en est devenu un intrus. Ses détracteurs lui reprochent son abondante fiente sur les toits, trottoirs et autres rebords de fenêtres et les maladies qu’il pourrait introduire.

Pourtant, il fut un temps où le pigeon était roi. A ce titre, ses propriétaires lui édifièrent de magnifiques demeures qui aujourd’hui sont devenues des éléments patrimoniaux à sauver.

La colombine, son principal atout, ne fait plus recette ; les chefs qui inscrivent le pigeon dans leur menu restent rares et le pigeon a perdu sa place.

Fort heureusement, les passionnés continuent de développer ses compétences sportives, perpétuant ainsi une colombophilie de tradition.

Le musée colombophile du Mont-Valérien, créé en 1981 nous rappelle que le pigeon fut un combattant, engagé aux côtés des soldats. Vaillant en est leur porte-drapeau. N’aurait-il pas été sacré héros malgré lui ? Héroïne devrions-nous dire car Vaillant était une pigeonne !

C’est la guerre de 1870 qui a révélé les compétences du pigeon en matière de transmission, la grande guerre les a confirmées. Mais ses talents n’auraient pas pu voir le jour sans l’homme qui a su le former et l’éduquer.

Le soldat s’est transformé en sapeur-colombophile, partageant son quotidien avec son complice à plumes, et adaptant son lieu de vie aux conditions imposées par la guerre !

Le colombier fixe n’avait plus de raison d’être, sans utilité pour la cause à servir. Ainsi sont nés les colombiers mobiles et tout un éventail de supports pour transporter le pigeon.

La conférence sera présentée par Diane Masclary, passeuse d’histoire(s) et de passion le dimanche 24 octobre à 15 h dans le cadre du salon du pigeon et du pigeonnier, organisé par l’association « A tire d’ailes » sous la halle des Marchands à Rieumes.

Le pass sanitaire sera exigé

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