Le 61e festival mondial de folklore, Folkolor, se tenait ce week-end dans la Bastide royale.

La crise sanitaire est passée par là

Malgré la crise sanitaire, malgré l’absence des groupes étrangers (hormis un groupe espagnol), malgré une sonorisation pas vraiment au top, ce festival est une réussite.

Tous les amateurs attendaient cette date, ce vendredi 13 qui porta bonheur. Car, rappelons-le, l’édition 2020 était annulée à cause de la covid. Et celle de 2021 était mal engagée lorsqu’il a fallu décommander tous les groupes étrangers, Brésil, Kamtchatka, Zimbabwe, Serbie… Une frustration pour les organisateurs.

Des bénévoles, des groupes : une réussite

Réussite par la qualité des groupes invités et par une organisation sans faille. Organisation, soulignons-le, réalisée par des bénévoles.

Maryse Dumoulin, adjointe à la mairie, représentait Eric Miquel maire, donnait le coup d’envoi.

Comme les années précédentes, c’est Natalie Bertrand qui présentait tous les spectacles en relatant l’historique des groupes.

Ce sont les Chanteurs du Mont Royal qui ouvraient cette soixante et unième édition vendredi 13 en soirée. Encore une excellente prestation de ces enfants du pays.

Avant cette soirée d’ouverture, par un après-midi surchauffé, se déroulaient à la base de loisirs des animations pour les enfants préparées par la ludothèque de la Communauté de communes Cœur et coteaux du Comminges.  Ludokolor proposait des jeux en bois, une initiation aux échasses et aux castagnettes par les groupes invités.

Des Landais hauts perchés

Samedi soir, les Troubadours du Mont Royal, d’autres enfants du pays, excellaient dans leurs prestations et proposaient de nouvelles danses.

Un autre groupe recevait la faveur du public, Lous Landeus de Forges, groupe créé en 2019. Et déjà beaucoup d’expérience. Perchés sur leurs échasses ou au sol, les Landais de Bias perpétuent les traditions landaises au travers de la musique et de la danse.

Les Niçois mettent le feu

Dimanche matin, la traditionnelle messe était célébrée par le père François.

Pour la soirée de clôture, La Cimada Nissarda, groupe folklorique de Nice, accompagné d’un petit orchestre, genre fanfare, faisait se lever les spectateurs avec leurs musiques et leurs danses endiablées. Beaucoup de jeunesse dans ce groupe. Un folklore résolument moderne pour cette association créée en 1925. Mais à Nice, il y a le carnaval. Ceci expliquant sans doute cela.

Parmi les autres groupes, l’Arenilla de la région de Valence et leurs costumes originaux. Deux autres groupes pyrénéens avaient fait le déplacement : les Chanteurs Montagnards d’Alfred Roland (Bagnères de Bigorre), et les fils de Luchon (Bagnères de Luchon).

En conclusion, une édition écourtée avec un nombre réduit de groupes. De la qualité mais qui n’a pas attiré comme les années précédentes les foules. 2022 verra, on l’espère, revenir les nations étrangères et le public.