Après 1 mois de fermeture, entre vacances et cours à distance, les collèges et lycées ont rouvert leurs portes ce lundi 3 mai. Cependant cette réouverture se fait avec un protocole strict. Les établissements ne peuvent rouvrir qu’en demi-jauge. Une solution complètement incompréhensible pour les lycéens qui malgré ces mesures doivent tout de même se préparer à passer les épreuves de Français (pour les 1ères) et de philosophie ainsi que le Grand Oral (pour les terminales). Depuis le début de la crise sanitaire, les étudiants ont alterné entre cours à distance et cours en présentiel et ont accumulé du retard. Cette situation a déclenché une grande inégalité entre les différents lycées de France.

Pour cette réouverture du 3 mai, le syndicat UNL (Union Nationale des Lycéens) a invité les élèves à manifester et à faire blocus devant leur lycée pour revendiquer leurs droits : « Ce mouvement se veut pacifiste avant tout ; nous ne sommes pas là pour créer du désordre mais pour nous faire entendre et ouvrir le dialogue ». C’est ce qui se passe au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens depuis lundi. Un groupe d’élèves a pris les choses en main pour organiser la résistance et barricader le lycée. Se sont joints à eux plus d’une centaine d’élèves pour les soutenir. « Étant moi-même élève de Terminale au lycée Bagatelle, je me joins à mes camarades pour nos revendications. Nous souhaitons que le bac passe à 100 % au contrôle continu en supprimant les épreuves de philosophie, français ainsi que le Grand Oral comme cela a été fait l’année dernière. Nous ne sommes absolument pas préparés à passer ces épreuves dans de bonnes conditions et nous ne comprenons pas pourquoi cela a été annulé en 2020 et pas cette année. Les écarts entre les classes et les lycées sont flagrants. De plus, les conditions de travail à la maison ne sont pas égales pour tous le monde : problèmes de connexions, accès à un ordinateur, absences de professeurs etc.. Ce qui crée des inégalités réelles. Certains professeurs et parents nous soutiennent et nous encouragent à continuer pour nous faire entendre. «L’ Opération klaxon » mise en place, montre également que nous avons le soutien d’une grande partie de la population.»

À ce jour, d’autres lycées de Haute-Garonne comme le lycée Pierre d’Aragon à Muret ou le lycée Paul Mathou à Gourdan-Polignan ont également montré leur mécontentement face à la situation actuelle, ils viennent de mettre en place le blocus à leur tour. Dans toute la France, ce sont plus de 300 lycées qui y participent et soutiennent le mouvement. Les prochaines prises de paroles du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer seront donc décisives…