Ce mardi 23 mars, nouvel appel à la mobilisation pour l’école de Cazeaux de Larboust. Nombre d’élus et de villageois étaient présents devant l’école pour signifier au recteur de l’académie de Toulouse leur détermination à sauver le poste menacé de l’école.

Le président de la Communauté de commune, Mr Alain Puente, a rappelé l’implication des élus dans ce combat :

” Les écoles sont un pilier de la vie de nos villages. Pour que nos vallées soient attractives, il faut de la vie, de l’animation, des services publics. Nous élus, développons des projets d’aménagement du territoire et nous tenons aux écoles pour leur rôle fédérateur. Même si les effectifs sont moindres ici par rapport aux villes, il faut tenir compte de notre spécificité : nous sommes en zone rurale et en zone de montagne, avec les contraintes que cela implique. Les règles ne peuvent pas être les mêmes.”

Il s’est adressé aux enfants, retenus dehors par le blocage de l’entrée de l’école :

” J’ai grandi dans un village, dans l’une de ces écoles, nous étions 6 en classe et c’étaient de merveilleuses années. Nous allons tout faire pour vous permettre aussi de grandir dans une petite école de village.”

Pour les délégués de parents d’élèves Patrick Bertana :“Il faut continuer à mettre la pression car le combat n’est pas terminé. Nous recevons demain le DASEN et l’Inspectrice de circonscription à la mairie d’Oô, avec l’ensemble des maires des villages concernés par le RPI. Nous avons jusqu’à présent privilégié le dialogue avec le rectorat de Toulouse. Mais si nous sentons nos interlocuteurs insensibles à nos arguments, nous durcirons le mouvement.”

L’association SOS Ecoles de montagne est prête à soutenir logistiquement la lutte, Annabelle Harduin : “Nous reviendrons à la charge tant que le rectorat n’entendra pas nos arguments. Grâce aux cotisations de nos adhérents et des communes adhérentes, l’association peut soutenir financièrement les projets d’action des parents. Nous disposons d’un réseau d’adhérents prêts à rejoindre la mobilisation. L’intérêt est de mutualiser les ressources de chaque partie pour être plus forts ensemble.”

SOS Ecoles de montagne,  est aussi engagée avec les élus et parents de l’école de Marignac, dont une classe est bloquée jusqu’en juin. Nous poursuivons les actions sur la cité scolaire de Luchon car la décision de supprimer un poste de CPE est inacceptable. L’établissement ne pourra pas fonctionner correctement avec seulement deux CPE l’an prochain. Nous exigeons le maintien d’une école publique de qualité et ce n’est pas en supprimant des enseignants qu’on y arrivera !”

Les manifestants de Cazeaux sont d’ailleurs invités à rejoindre le lycée ce matin même pour soutenir le mouvement initié par les AED de la cité scolaire.