Ce lundi 22 février, l’association Remue-Méninges organisait une déambulation colorée et bruyante dans les rues du village pour la réouverture des lieux de spectacle et de culture.

Après la manifestation organisée à Saint Gaudens (https://www.petiterepublique.com/2021/02/07/saint-gaudens-le-droit-de-participer-a-la-vie-culturelle-est-aussi-fort-que-le-droit-a-la-sante/), c’était au tour de l’Association Remue-méninges de manifester pour la réouverture des lieux culturels.

Lieu unique, mythique et atypique, le café du village duquel est issue Remue-Méninges était créé voilà vingt-deux ans, bientôt vingt-trois par Françoise et Didier Picard. Son but : proposer à un public varié, de la poésie, de la musique, du théâtre. Et des repas. Un festival du film muet, une déambulation nocturne le 22 août avec des animations dans tout le village. Pourquoi le 22 août ? Pourquoi une animation tous les 22 de chaque mois ? En référence au célèbre sketch de Fernand Raynaud, le 22 à Asnières. Lieu ouvert s’il en est, le café du village est un lieu de rencontres et de convivialité. Ici, pas de tarif affiché : ce sont les spectateurs qui estiment le prix d’un café ou d’un spectacle. Et on met dans la tirelire, suivant ses moyens. Ce sont environ 600 adhérents et deux fois plus pour le festival.

« Nous sommes inquiets de la politique actuelle anti covid qui fait que nous sommes obligés de fermer les lieux culturels », confie un des membres, créateur de l’association. « Les mecs qui bossent s’entassent dans le métro. Ici, on est beaucoup moins entassés. On pourrait fonctionner malgré le covid. Nous avons organisé deux ou trois manifestations en août 2020. C’est tout. Les artistes pleurent. Nous sommes solidaires avec toutes les autres manifestations. »

Pierre Gerwig, qui en est à son troisième mandat de maire, était de la manifestation. « Nous avons dans la commune une tradition de convivialité et d’activités culturelles. Plusieurs associations font vivre le village : le café du village, Remue-Méninges, un comité des fêtes, un foyer rural et bien entendu la municipalité. Des gens viennent de fort loin, en particulier pour le festival du film muet. Mais depuis le mois de mars 2020, nous vivons un peu reclus dans notre trou. Je n’attends pas grande chose de cette journée, mais l’esprit en lui-même ne me déplait pas : convivialité et bonne humeur sont au rendez-vous. »