Nous voilà tous reconfinés à cause semble-t-il d’un virus qui porte le nom de Covid-19. Un nom féminin comme s’il était possible que le genre féminin puisse engendrer de tels maux alors que l’on sait tous que ce sont les hommes qui font la guerre et qui répandent la souffrance et malheureusement pas qu’avec des mots. Une drôle d’époque où l’on peut s’agglutiner dans les supers marchés ou faire à peu près ce que l’on veut avec des attestations dérogatoires rédigées à tout va mais où il est interdit de se rendre dans un théâtre ou dans une salle de spectacle. On nous dit que c’est pour notre bien alors cela doit être vrai puisqu’on nous le dit. Les tours sont à l’arrêt chez les potiers qui se retrouvent par terre, les peintres nettoient leurs pinceaux au gel hydroalcoolique, les sculpteurs façonnent leur ennui faute de modèles sans attestation dérogatoire prévue pour le posé nu.  Les comédien.es sont descendus des planches en espérant qu’ils ne se retrouvent pas coincés entre 4, les danseur.es ont changé de chaussons, les chanteurs se sont tus et le monde enfermé dans une soumission virale ne vit qu’à travers les réseaux sociaux ou une virtualité malsaine. On nous a distancié dans nos corps, on nous a enfermé dans nos têtes et on vit avec cette peur d’être le prochain sur la liste. On aurait tellement besoin de distractions et de cultiver le mot plaisir avec cette angoisse prégnante que le monde ne soit jamais plus comme avant… et que le monde d’après pourtant plein d’espoir soit encore pire.

Alors symboliquement pour rendre hommage, non pas aux soignants qui souffrent non pas à cause du Covid mais à cause de dizaines années de mépris et d’abandon, on va écouter bien enfermé chez nous en ce dimanche après le 11 novembre, un chanteur imitateur qui va nous parler de la Covid 19 avec les voix de nos stars françaises. Que le spectacle continue.

A vous tous artistes enchainés dans votre Art, on pense à vous…