Ils sont partis pour assister à un grand match du Tournoi des 6 Nations, face aux Écossais, chez eux, dans le stade mythique de Murrayfield. Partis des Pyrénées et du Gers unis par le rugby, qu’ils ont quelque peu joué à des niveaux différents, mais surtout ils ont partagé de grands moments d’amitié. Pour certains, ils avaient déjà connu l’antre du rugby et la résonnante du Flower of Scotland, l’Hymne Écossais, chanté a capella par 60.000 écossais. L’émotion est toujours aussi forte, ces durs à cuire avaient la larme à l’œil, la gorge nouée. Quelle ambiance ce dimanche après-midi de ce 8 mars 2020 une ville entière qui respire rugby, les rues parlent français.

Amitié, partage…

Les 8 potes profitèrent de la ville s’attardant peu sur les vielles pierres et l’histoire du pays. Hébergés dans une pension de famille, dortoir 12 personnes, ambiance « dortoir de collégiens » partageant les produits régionaux transportés depuis le Gers dans la valise de Jean Michel, aux petits soins pour ses camarades. Balade en Bus à Etage visite commentée de la ville, là-haut la fraîcheur et le vent dissipent les vapeurs de la soirée. Le mieux c’est toutefois les pubs, musiques folk, rock, bière, whisky, Yannick préfère le gin… On reste groupés, la monnaie est mise en commun, un trésorier Didier, la confiance, pas de chichi, c’est le partage. On est Comme en mêlée il y est fait chaud, ça sent la sueur, l’homo sapiens culture rugbyman, rien ne peut nous arriver, unis, égaux, uniformément nantis de cette amitié indestructible. Les écossais vont peut-être en vouloir à ces milliers de gaulois mal élevés manquant de civisme, peut-être trop de canettes laissées par ci par là !

Au stade, une ambiance bon enfant, un seul contrôle et vous vous retrouvez à partager, Fish en chips, bières, devant les baraques à frites, pardon Food trucks… la marseillaise les cris et les applaudissements à la descente des joueurs, accueillis aux sons des cornemuses ou pìob-mhòr en gaélique écossais (grande cornemuse), ou great Highland bagpipe en anglais … ils rentrent dans l’arène.

Rugby,

Dommage la partie qui s’en est suivie n’était pas à la mesure des espoirs. Cela commença par un claquage de Camille Chat à l’échauffement, puis un carton jaune de Francois Cros, ils n’y étaient pas. Une Première demi-heure de jeu très difficile l’équipe était en apesanteur, suivi par la guigne, ajoutée à la très bonne pression des écossais. Puis ce fut la sortie à la 37ième’, sur carton rouge, de Mohamed Haouas, on voit que ça à l’écran, logique, mais avant il y a ce geste impardonnable lui aussi de Nike Haining 3ième ligne écossais. Mohamed était jusque-là, la cible de nos adversaires du jour, comme l’ont été aussi nos jeunes ouvreurs. Une jeune équipe qui apprend le très haut niveau, la fête et mais aussi la défaite..!

Ils étaient chauds les 11000 patriotes qui scandaient la marseillaise coupant même la chique aux chants écossais. Ils ont perdu, l’équipe de France a perdu mais qu’importe, c’est les passages obligés pour une équipe en devenir.

Nos occitans rentrent en équipe, soudés, unis par l’amitié, ils referont le match à la maison, les souvenirs se partageront une autrefois. Le rugby se sont les anglais qui l’on inventé, nous lui avons donné une âme. On peut parfois douter des capacités d’analyse, mais sûrement pas des intrinsèques liens culturels de ce peuple terrien.

Hervé, Éric, Jean Michel, Yannick, Olivier, Didier, Laurent, Patrick, merci de m’avoir permis de partager ces moments simples, de générosité, d’égalité, de fraternité, restons ce que nous sommes « Qu’em so qui em ! »

Adishatz amics. !.