A la terrasse du BA à Luchon, mardi matin en ce mois de février, deux jeunes Luchonnais, palabrent sous le beau soleil d’un hiver bien chaleureux :

Yannick : As-tu entendu parlé qu’à Superbagnères il avait été transporté de la neige en hélico ?
Pierre : Oui ! tous les médias s’en font écho, je trouve que c’est osé en pleine prise de conscience écologique. Mais, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un acte pour maintenir l’emploi et l’activité économique, sur site.
Yannick : Non mais ! tu n’as aucun sens des valeurs, porter de la neige pour que quelques bobos continus à amuser leurs gosses. Beaucoup !! Eux, n’ont pas accès à ce sport de riche.
Pierre : Yannick, t’y vas un peu fort, déjà ce n’est plus un sport de riches, beaucoup de nos enfants y ont accès, par le milieu scolaire et les clubs de nos stations. Deuxièmement l’impact carbone n’est pas plus important que lors des héliportages de tes copains Ours… et que dire des soi-disant écolos qui passent leur temps, sous prétexte de protéger certaines espèces, à bloquer et retarder certains travaux d’investissements, souvent nécessaires.
Yannick : Pierrick, justement les écolos, heureusement qu’ils mènent ce types d’actions, sinon il se ferait n’importe quoi…
Pierre: Arrête, ces actions sont menées par des aigris, des mal élevés, en guerre permanente, parce qu’ils ont du mal à vivre en société, je ne veux pas généraliser mais c’est le gros de la troupe.
Yannick : t’es bien d’ici, toi ! à toujours t’interroger, sur le bien-fondé de la nouveauté..! la planète en a ras le bol et elle nous le fait payer… l’action de porter de la neige en hélico pour pérenniser certains emplois, sur le fond je suis d’accord, mais il faut penser que cette situation, sans neige, se reproduira, agissons pour que nous puissions nous adapter au chamboulement climatique.
Pierre : je suis d’accord, mais voilà des années que nous nous gargarisons de « projets quatre saisons». Mais rien n’a été concrètement réalisé.
Lou : je voudrais pas vous déranger, mais pour ma part, il n’y a pas matière à épiloguer, l’on s’est pas offusqué quand nos éleveurs et nos gardiens de refuges ont eu recours à l’hélicoptère pour leur ravitaillement en altitude. Nous ne devons pas transiger au nom de l’écologie à perdre notre démocratie et ruiner les efforts pour maintenir la vie, seulement la vie dans nos montagnes.
Yannick : mon grand-père disait, « Parla quèi pla, se cara quèi mielho.» (Parler est bien, se taire est mieux). Je crois qu’il faut que chacun agisse à son niveau pour améliorer les choses, « rappelez-vous la participation du colibri ! face à l’incendie». Nous devons tous devenir « écolo ».
Lou : arrêtons de nous indigner, pour quelques kg de kérosène, et entamons notre transition énergétique. Commençons par revenir à une vie en adéquation avec la nature, surtout chez nous, franchement ! Soyez-vous-même, rappelez-vous le respect inné qu’avaient nos aïeuls pour la terre.
Pierre : en fait nous sommes tous écolos, seuls les aboyeurs, et profiteurs du remue-ménage, polluent le plus… à la votre et “vive la montagne”.

  • En effet il est plus raisonnable, de profiter de ce beau soleil. Faisons confiance aux professionnels de la montagne, restons vigilants et actifs.