Un marqueur d’ambiance.

Une fête locale est toujours un moment important pour la vie d’un village. Elle est sans nul doute un un marqueur et une vitrine de l’ambiance qui règne au sein d’une communauté. Outre les festivités organisées durant tout le week-end, c’est le dernier repas du dimanche soir qui laissera dans la mémoire collective cette impression, qu’au fond, il fait bon vivre, dans la cité rivoise.

A Rieux, plus qu’ailleurs, il est pourtant difficile que la fête Saint Cizi trouve sa place tant celle du Papogay enflamme tous les esprits… et les corps. Pourtant inlassablement Bernard Parcon, sa femme Brigitte et toute l’équipe du comité des festivités rivoises œuvrent à la réussite de ce moment de convivialité. Avec enthousiasme et dans la bonne humeur, ils remettent sans cesse le couvert pour donner du plaisir à ceux qui font le geste de venir communier dans la joie d’être ensemble.

Pour cela deux ingrédients sont nécessaires pour que la mayonnaise prenne : des mets délicieux et permettre qu’une ambiance festive puisse libérer les esprits. Pari gagné pour cette édition 2018. Dans la plus pure tradition, c’est un cassoulet, que l’on peut qualifier de succulent, qui fut servi aux nombreux convives. La partie animation fut, quant à elle, menée de main de maitre par un troubadour des temps modernes : Paul Marie Blanc. Un artiste atypique qui avec son micro HF et sa guitare sèche vous emporte dans son monde où règne tour à tour la folie de rythmes endiablés et la profondeur de texte qui nous rappelle notre condition humaine.

Des corps qui se dandinent et des mains qui frappent en mesure.

Au bout de quelques mesures, les corps assis sur des bancs ont commencé à se dandiner et les visages se sont éclairés de sourire éclatant. Sans même le vouloir, les mains se sont mis à frapper en rythme. Puis comme un seul cœur ou comme un seul chœur, cet ensemble vocal d’un jour a chanté à tue tête les refrains judicieusement choisis. On s’est pris par les épaules et des vagues de bonheur se sont crées en cadence. On a surfé sur la félicité. Que tout cela fait du bien et qu’il est difficile de redescendre dans la réalité du monde quotidien. Bravo à cet artiste qui, rappelons le, quant il ne chante pas, gère la commune de Bérat en tant que maire. Un humaniste aux grandes valeurs.

Pour clore le repas, le président du comité des festivités rivoises a pris le micro. Avec élégance, il a d’abord remercié l’ensemble des convives d’avoir fait le déplacement. « Sans vous, on ne peut rien faire ». Une récompense pour tous ceux qui s’investissent. Tour à tour il a présenté l’ensemble des membres du comité qui ont tous été salués par une salve d’applaudissements bien méritée.

Notre troubadour s’est ensuite transformé en DJ pour nous faire danser jusqu’à tard dans la nuit en commençant par un madison qui a fait unanimité vu le nombre de danseurs présents sur la piste.

On en redemande…