Saint-Gaudens: le programme de Françoise Poujardieu et de la liste «Saint-Gaudens avec  vous, pour vous!»

Lundi 2 mars 2026, Jean-Marie Poujardieu, Françoise Poujardieu, Claire Mouthier, Annabelle Fauvernier, Corinne Marquerie.

Françoise Poujardieu, Annabelle Fauvernier, et Corinne Marquerie ont présenté le programme «de gauche et écologiste» de la liste «Saint-Gaudens avec vous, pour vous!».

Un programme qui a pour ambition «d’accompagner les citoyens dans leur vie quotidienne» dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la sécurité et de l’environnement.

L’emploi

«Saint-Gaudens n’est pas dans une situation catastrophique par rapport à la moyenne du département pour ce qui est de l’emploi et du chômage, observe Corinne Marquerie, néanmoins il y a des partenariats à nouer notamment avec les chambres consulaires, avec le club Comminges entreprises, avec le préfet puisque c’est l’État qui a la main sur les politiques industrielles. Le Comminges n’est pas seulement une terre de tourisme et d’agriculture. Il est au carrefour de voies de circulation importantes, il a des ressources. On peut très bien implanter des entreprises, il faut se déplacer pour aller chercher des partenariats. Il y a des pistes, notamment avec des entreprises qui font des expérimentations en région toulousaine. On pourrait récupérer ces entreprises pour diversifier et densifier le tissu économique local».

Corine Marquerie poursuit avec «la cellulose», l’usine Fibre Excellence, «il faut faire un état des lieux» sur les pertes financières, «il faut se mettre autour de la table avec les partenaires économiques, discuter avec l’industriel, et voir comment on peut faire pour accompagner cette production parce que c’est important pour maintenir l’emploi en Comminges». Elle ajoute: «Il est aussi important que l’on se préoccupe de la santé des habitants de Saint-Gaudens. L’âge de la mortalité à Saint-Gaudens est plus bas que la moyenne de la Haute-Garonne. Il y a plusieurs facteurs, et l’on peut diligenter avec l’ARS une enquête. Si la cellulose influe, on impose à l’industriel un certain nombre de contraintes. Si ce n’est pas la cellulose, on agit sur les autres facteurs. Actuellement, on ne sait pas; or des problèmes de santé publique il y en a. Ce n’est pas en se voilant la face que l’on va les résoudre. Dans ce domaine, il y a des partenaires possibles».

La santé

«La santé est une priorité de notre programme qui se décline en plusieurs points. Tout d’abord, le ou la maire doit jouer pleinement son rôle au sein du conseil d’administration de l’hôpital, souligne Annabelle Fauvernier. Les médecins salariés annoncés depuis plusieurs années par la Région ne sont toujours pas arrivés, on ne peut pas attendre. Nous souhaitons accompagner des médecins du territoire qui ont des projets au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire publique, avec des aides publiques, en partenariat avec les médecins. Et nous voulons quelque chose de suffisamment attractif pour fixer de jeunes médecins. Nous regrettons le choix du maire actuel de confier les clés et la gestion d’un bâtiment à la filiale d’une banque sans aucun droit de regard, ni de contrôle.

Nous avons aussi une vision de la santé qui s’adresse à l’ensemble de la population dès le plus jeune âge, avec le développement du sport-santé pour agir en prévention sur la santé mentale et physique, avec des organisations municipales qui permettront au plus grand nombre de participer, en complément de ce que font déjà les associations et avec elles».

Le tissu associatif

«Le tissu associatif est une autre de nos priorités, insiste Françoise Poujardieu, tous les membres de notre équipe sont investis dans diverses associations saint-gaudinoises. Nous comptons nous appuyer sur elles pour l’action sociale et la solidarité, compte tenu d’un taux de paupérisation très aggravé. Nous sommes en contact avec divers organismes dont le collectif de plusieurs associations «Nourrir la ville» qui accompagne les municipalités sur les questions de précarités alimentaires de jeunes mamans et d’enfants. Nous envisageons la signature d’un partenariat avec l’organisme «Bio Ariège-Garonne», la mise en place d’une sécurité sociale alimentaire, des plans d’éducation à l’alimentation dans les écoles, la réhabilitation des terres municipales de façon à faire un maraichage municipal, des cantines accessibles à tous avec une tarification revue».

Claire Mouthier se tient prête à partager son expérience vécue au sein d’une autre municipalité, avec notamment la mise en place de «composts remplis par les enfants qui triaient les restes de cantine, avec des parents parties prenantes qui  amenaient des denrées de chez eux avec des bio-seaux. L’objectif est d’éduquer très tôt les populations».

Corinne Marquerie souligne les possibilités de partenariats possibles entre la municipalité et les écoles volontaires, pour «entendre les besoins et les idées des enseignants».

Le centre-ville

Le centre-ville et sa dynamisation est un sujet «transversal. Nous pensons que ce n’est pas la bonne méthode de vouloir faire venir des commerces qui n’ont pas envie de venir parce qu’il n’y a personne, précise en préambule Françoise Poujardieu. Il faut faire le contraire, créer des lieux de convivialité pour attirer les gens, une fois le centre rendu plus vivant, on pourra alors faire venir des commerces, des lieux plus originaux, un espace de co-working…».

«Une maison des associations et un tiers-lieu en centre-ville créeraient du lien et permettraient d’impliquer les gens dans des projets qui les concernent, poursuit-elle, avec un tissu associatif déjà très développé à soutenir. Depuis plusieurs mandats le montant global des subventions n’a pas augmenté alors qu’il y a des besoins. Nous nous sommes penchés sur les problèmes de violences, notamment conjugales. L’association Femmes de papier déplore 27% de personnes accueillies en plus en 2025, et aucune subvention supplémentaire.

Il y a aussi de gros efforts à faire sur Saint-Gaudens pour les personnes en difficultés, notamment en matière d’illectronisme».

«Une maison France Services, point d’accueil et guichet unique, se justifie totalement à Saint-Gaudens, appuie Annabelle Fauvernier, pour éviter que les gens abandonnent pour avoir été baladés d’administrations en administrations».

«Nous avons un projet de réaménagement du parking bitumé de l’ancien Leclerc, observe  Annabelle Fauvernier, à proximité de nombreux logements collectifs, la cité des Troubadours et celle des Olympiades, avec beaucoup de familles et d’enfants. Il y a besoin de créer du lien social dans ces quartiers et de prendre en compte les animaux. La vaste étendue de bitume autour de l’ancien centre Leclerc permet de faire des lieux de convivialité pour permettre aux gens de passer un bon moment, avec une aire de jeu accueillante pour les enfants, un cani-park pour laisser jouer les chiens. Nous envisageons de faire un lieu permanent d’expositions cycliques dans les locaux de l’ancien bowling».

La police municipale

La liste «Saint-Gaudens avec  vous, pour vous!» souhaite une police municipale sans arme dans son rôle de proximité, de prévention contre les incivilités et les violences. «La prévention est un axe très important, si l’on veut rétablir un climat serein et sécure dans l’ensemble de la ville, déclare Corinne Marquerie. L’analyse des violences et de la délinquance saint-gaudinoise montre que les faits commis ne se règlent pas à coups de révolvers. A Saint-Gaudens, il n’y a pas un climat d’insécurité majeur. Nous sommes classés 2850ème ville la plus dangereuse en France. Nous sommes dans la strate des villes entre 3 000 et 5 000 habitants. L’armement des policiers municipaux ne s’est accompagné d’aucune analyse de la typologie de la délinquance».

Annabelle Fauvernier insiste sur «la prévention. Lors de la délibération en conseil municipal, nous avons demandé à ce que la police municipale bénéficie d’une vraie politique de prévention. Nous n’avons pas été entendus». «Il faut rappeler le rôle de la police municipale, précise Françoise Poujardieu, un rôle d’accompagnement des personnes dans la ville, de présence à la sortie des écoles…».

Le budget

«Nous avons pesé le coût de ce que l’on propose, conclut Annabelle Fauvernier. Parmi les axes majeurs du financement, nous aurons à cœur de maintenir l’équilibre budgétaire de la ville, de conserver le même niveau d’endettement, voire de le réduire.

Notre priorité ira davantage aux services à la population et un peu moins de travaux. Nous assurerons l’équilibre en réduisant un tout petit peu la voilure sur le volume financier annuel de travaux en passant de 1 M€ à 700 000 € (hors subventions).

Nous allons développer autant que faire se peut quelques zones d’énergie renouvelable avec les panneaux photovoltaïques qui permettront des rentrées financières. Nous avons aussi calibré le volume de personnel municipal supplémentaire quantifié à 5 personnes».

Le programme dans son ensemble est résumé sur un document de 8 pages, actuellement distribué dans les boites aux lettres saint-gaudinoises.

Pour en savoir plus, site Facebook: Saint-Gaudens avec  vous, pour vous. Meeting mercredi 11 mars 2026, salle du Belvédère, Saint-Gaudens.

Mots-clés :

Articles en relation :