Ce mardi 8 septembre 2026, les représentants de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens étaient reçus en audience au tribunal de commerce de Toulouse qui devait se prononcer sur l’avenir du site.
Lors de la précédente audience, le jeudi 30 juillet 2026, un repreneur industriel de dernière minute s’étant présenté, le tribunal avait prononcé la «liquidation avec continuité d’activité», avec un dépôt d’offre définitive demandé pour le lundi 24 août, avant l’audience ce mardi 8 septembre 2026.
«L’industriel du 30 juillet» (dont le n’avait pas été divulgué officiellement) s’étant désisté, l’ARIS (Agence Régionale des Investissements Stratégiques) avait néanmoins déposé une offre de reprise le 24 août, mais sans opérateur papetier. Depuis l’offre de reprise a été complétée avec un industriel portugais dont le nom, lui aussi, n’a pas été communiqué.
A la sortie de l’audience, le représentant CGT de l’usine, Nicolas Bruel, a informé par téléphone les salariés réunis devant l’usine. «La liquidation avec continuité d’activité» est prolongée de 3 mois, comme demandé par la présidente de Région et par la CGT, pour permettre au pool d’investisseurs de présenter un projet abouti, avec le nouvel industriel papetier européen de nationalité portugaise.
Nicolas Bruel: «Que ce soit les administrateurs, les mandataires ou le représentant de l’usine, tout le monde a demandé à la procureure qu’elle requière le délai maximum possible de la procédure, qu’il ne sera pas possible de renouveler, comme le veut la loi.
La procureure a requis 3 mois de délai supplémentaire de procédure. Avec un point intermédiaire au bout d’un mois et demi au cours duquel le porteur de projet devra montrer son intérêt, en apportant des compléments à sa lettre d’intention de reprise. Le papetier devra se positionner pour dire vers quel projet il veut tendre, donner des précisions sur son arrivée et sur le développement de l’entreprise.
Nous avons gagné trois mois de plus pour que le projet puisse aboutir. C’est une bonne nouvelle. Il faut maintenant attendre le délibéré de l’audience qui est fixé au 15 septembre, avec un nouveau calendrier, avec la date de dépôt de l’offre définitive et la date de la nouvelle audience au tribunal.
Mais La procureure a bien requis trois mois supplémentaires avec une audience intermédiaire au bout d’un mois et demi où de nouveaux éléments devront être apportés. Une rencontre doit se faire avec les deux industriels (le papetier portugais et l’entreprise Soprema). Un beau projet peut découler de cette collaboration.
Le représentant du cabinet d’expertise SECAFI a bien insisté sur le fait que l’usine était rentable, avec des chiffres à l’appui, pour que le tribunal prenne bien en considération que l’usine avait été rentable au cours des dernières années, et qu’elle pourra encore l’être pendant un moment».
L’intervention a été ponctuée d’applaudissements, une nouveauté qui semble révéler un regain d’espoir.
«Il ne faut rien lâcher, ce n’est pas le moment de quitter l’usine. Il faut rester soudés jusqu’au bout» a conclu Nicolas Bruel.





