Il y a quarante ans, les habitants de Lescuns se lançaient un défi un peu fou : construire eux-mêmes une salle des fêtes afin d’offrir au village un véritable lieu de vie. Samedi 20 juin, cette aventure collective a été mise à l’honneur à l’occasion d’un déjeuner convivial organisé par le maire, Jean Dangla.
Réunis autour d’un repas préparé par le comité des fêtes, avec au menu de savoureuses entrecôtes frites, les habitants ont d’abord pris le temps de parcourir une exposition de photographies retraçant les différentes étapes de la construction du bâtiment. Des images chargées de souvenirs, qui ont ravivé bien des anecdotes et rappelé l’engagement des nombreux bénévoles ayant participé au chantier.
Dans son allocution, Jean Dangla est revenu sur la naissance de ce projet : « En 1986, les habitants ont transformé un simple champ en un lieu de fêtes, de rencontres et de partage », soulignant qu’au-delà des murs, cette réalisation représente avant tout une formidable aventure humaine. Puis il a rendu un hommage appuyé à celles et ceux qui ont consacré du temps et de l’énergie à cette construction. Un hommage particulièrement émouvant lorsqu’il a cité les noms des bénévoles, qu’ils soient encore parmi nous ou disparus, rappelant que chacun a contribué à écrire une page de l’histoire du village.
Quarante ans plus tard, la salle des fêtes demeure plus vivante que jamais. Les nombreuses manifestations qu’elle accueille tout au long de l’année témoignent de son importance dans la vie locale. Ces dernières semaines encore, elle a accueilli la Fête des Voisins, l’assemblée générale de l’association intercommunale de chasse du Fousseret, une réunion de la communauté de communes Cœur de Garonne, avant de s’apprêter à vibrer à nouveau à l’occasion de la fête locale des 18 et 19 juillet.
En conclusion de son discours, Jean Dangla a rappelé que cette salle a été le théâtre de quarante années de joies, de rencontres et parfois d’émotion. Avec une pointe d’humour, il a résumé l’esprit des bâtisseurs : « La solidarité peut déplacer des montagnes… ou au moins des parpaings ! »




