Cazères : Le sous-préfet découvre les cultures dévastées par la grêle

Le sous-préfet a découvert sur place les dégâts causés par la grêle
Le sous-préfet a découvert sur place les dégâts causés par la grêle

À Cazères, les stigmates du violent épisode de grêle survenu le 4 mai sont encore bien visibles. Dernièrement, une délégation conduite par la chambre d’agriculture de Haute-Garonne s’est rendue sur l’exploitation de l’EARL Saint-Cizy (Vaccari) afin de constater l’ampleur des dégâts subis par les agriculteurs du secteur. Autour du président de la chambre d’agriculture Christian Déqué et du sous-préfet de Muret Pascal Bagdian, plusieurs élus et représentants institutionnels avaient fait le déplacement, parmi lesquels Bernard Bagnéris, vice-président du conseil départemental chargé de l’agriculture, ainsi que des membres de l’équipe parlementaire du député Arnaud Simion. Plusieurs exploitants agricoles touchés par les intempéries étaient également présents.

Sur place, le constat est lourd. En quelques minutes, l’orage de grêle a provoqué des dégâts considérables sur les cultures. Des hectares d’orge et de maïs ont été sévèrement impactés, tout comme les vergers de pommes et de kiwis. Même certains équipements de protection, comme les filets anti-grêle, n’ont pas résisté à la violence des précipitations.

De nombreuses exploitations agricoles du territoire ont été touchées. Parmi elles, la ferme de Cléjust, spécialisée dans la production de kiwis bio locaux. Habituellement, le verger accueille une cueillette annuelle à la fin du mois d’octobre ainsi qu’une vente directe de fruits de saison. Mais cette année, les dégâts sont tels qu’aucune récolte ne pourra être proposée. La Ferme Intention, engagée dans le maraîchage, figure également parmi les exploitations fortement impactées par cet épisode climatique. Les exploitants ont partagé leur désarroi face à des pertes parfois quasi totales. « En quelques minutes, tout le travail de plusieurs mois a été anéanti », a témoigné Patrick Vaccari, particulièrement éprouvé par la situation.

Cette visite de terrain a permis d’échanger sur les mesures d’accompagnement possibles et sur les démarches administratives liées aux catastrophes climatiques. Le sous-préfet Pascal Bagdian a indiqué que les services de l’État restaient mobilisés afin d’accompagner les agriculteurs sinistrés.Au-delà du constat des dégâts, cette rencontre a surtout souligné la fragilité croissante du monde agricole face à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.

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