Ce jeudi 16 avril 2026, veille de réunion du Conseil Départemental de l’Éducation Nationale qui devrait entériner les fermetures de classes, enseignants, AESH, parents et élus se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Saint-Gaudens pour s’élever contre ces projets en Comminges.
Un rassemblement mi-avril inscrit dans une période de mobilisation qui a déjà vu des actions menées devant les écoles d’Aspet, Huos, Valentine…Le député Joël Aviragnet rencontré par les élus vendredi 10 avril devrait avoir un entretien avec ministre de l’Éducation Nationale.
Quelques 150 personnes étaient présentes, parmi elles nombre d’élus, de maires des communes concernées, le conseiller départemental Patrice Rival, les président(e)s des communautés de communes Magali Gasto-Oustric et Alain Puente.
La représentante du syndicat FSU Chrystel Gombert a dénoncé une logique comptable: «moins d’élèves, donc suppression de postes et économie». Son syndicat au diapason d’attentes collectives considère «qu’il faut saisir l’opportunité de la baisse démographique pour faire «mieux école, baisser les effectifs dans les classes pour une école réellement inclusive (…) L’école n’est pas un coût, mais un choix de société».
«La base de la vie dans nos communes, c’est nos écoles, c’est la jeunesse, a repris Alain Puente, c’est la raison pour laquelle nous sommes associés sur les temps extra et peri-scolaires. Nous menons des politiques avec l’Éducation Nationale et les enseignants pour faire en sorte d’avoir un prolongement de ce qui est fait en classe au niveau de l’éducation socio-sportive et culturelle, de maintenir les structures scolaires. Cela a coûté plus de 500 000 € en 2 ans pour la seule communauté de communes que je préside. Ce sont des efforts que font aussi les communes. C’est une action que nous devons mener en direction de la jeunesse. Ce qui se fait aujourd’hui (les fermetures de classes), c’est inentendable. On ne peut pas nous déshabiller une nouvelle fois parce qu’on a besoin de remplaçants sur Toulouse. Nous sommes d’accord pour discuter, mais pas en nous mettant devant le fait accompli comme chaque année. On va résister, parce qu’on en a marre que l’on déménage nos écoles».
Des interventions écoutées, applaudies et suivies de l’appel d’une représentante de parents d’élèves à coordonner et fédérer les prochaines actions et manifestations pour être entendu. Selon la FSU-SNUipp31, 10 classes sont sur la sellette en Comminges, près de 170 sur le département de la Haute-Garonne, et 1891 postes de professeurs des écoles devraient être supprimés sur la France à la rentrée de septembre 2026.








