Cérémonie à Escanecrabe : Oublié de l’Histoire, le soldat François Satgé, mort pour la France, a été réhabilité

Le village d'Escanecrabe a rendu hommage à son instituteur François Satgé, mort au combat et oublié. Sa mémoire est réhabilitée.
Le village d'Escanecrabe a rendu hommage à son instituteur François Satgé, mort au combat et oublié. Sa mémoire est réhabilitée.

François Satgé avait 20 ans quand il est tombé sous la mitraille et les bombardements ennemis, dans le feu de l’enfer, à Arras le 16 juin 1915, rejoignant la triste cohorte des millions de victimes de la Grande Guerre. Instituteur à Escanecrabe, cet Ariégeois de la Tour de Crieu a reçu les honneurs posthumes dans le petit village Commingeois mardi 11 novembre, au cours d’une cérémonie empreinte de solennité et d’émotion.

C’est un minutieux et opiniâtre travail de recherche mené par Pascal Van Poucke, ancien militaire et président des Anciens Combattants des Douanes Toulouse-Occitanie, et son épouse Hélène, tous deux passionnés d’Histoire, qui a conduit à sortir de l’oubli où il dormait le sergent Satgé. La cérémonie organisée par leurs soins avec le soutien du maire Jean-Claude Arséguet et son conseil, a réuni un prestigieux aréopage de personnalités militaires et civiles, maires et élus, représentants de la FNACA, du Souvenir Français, des Forces de l’Ordre, de l’ANOPEX (association nationale des combattants opérations extérieures) et une assistance nombreuse. Parmi les invités de marque, Madame Karine Bigou, principale du collège Charles Suran à Boulogne, représentait l’Éducation Nationale. Et la prestance des soldats parachutistes du 3ème RMAT de Muret donnait à ce protocole un éclat tout particulier.

Après l’appel aux Morts, la revue d’armes, et le dépôt des gerbes de fleurs, une plaque de marbre gravée au nom de François Satgé a été dévoilée sur la façade de la Mairie d’Escanecrabe. Et il figurera désormais au frontispice du Monuments aux Morts de son village natal, afin qu’à jamais sa mémoire soit réhabilitée et son sacrifice reconnu.

Les gorges étaient serrées et bien des yeux se sont mouillés lorsque Hélène Van Poucke a lu un texte de sa plume, inspiré des récits du sergent dans les tranchées, racontant ce dernier jour, cet ultime jour de combat où François Satgé allait trouver la mort. L’ombre du jeune homme a soudain envahi la place, il prenait vie, n’était plus un nom, mais un homme de chair et de sang, un proche, un ami…

Et comme les belles histoires s’accompagnent souvent de petits miracles, François Satgé, que l’on croyait sans famille, a une descendance en la personne de sa petite-nièce Marie-Claude Tomassi, venue avec son époux Jean-Pierre depuis Cier de Luchon. « Nous tenons à être là aussi samedi 15 novembre à La Tour du Crieu, lors de la cérémonie qui lui sera consacrée. »

A l’issue de cet hommage exceptionnel, qui mettait en lumière l’offrande d’une vie pour la France, l’assemblée était invitée à partager un chaleureux moment de convivialité autour d’une collation et du verre de l’amitié.

 

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