Élections législatives: une gauche rassemblée autour de Joël Aviragnet lors du dernier meeting de campagne

Ce jeudi 9 juin au Parc des expositions du Comminges à Villeneuve de Rivière,  meeting de fin de campagne pour le député candidat à sa réélection, Joël Aviragnet, et la suppléante Marie-Claire Uchan, avec la directrice de campagne et Présidente de Région, Carole Delga. En présence d’une chambrée d’élus régionaux, départementaux, et locaux mêlés à des militants.  

«Une gauche véritable, rassemblée, unie autour de Joël Aviragnet» selon Marie-Claire Auchan, soulignant en préambule que «plus de la moitié des maires de la circonscription, 141 (sur 281), soutiennent la candidature de Joël».

«La force de Joël, c’est l’écoute du terrain, des gens, la capacité à dire non, même s’il est tout seul à se battre (mais on est toujours derrière lui quand même). Nous formons avec Carole, Joël et toute l’équipe de campagne, une équipe soudée qui veut le bien commun de notre territoire, en accord avec notre volonté de partir du territoire».

Vanessa Schlecht témoignant sur les conditions de travail des médecins et infirmiers à l’hôpital de Saint Gaudens.

Marie-Claire Uchan a invité à témoigner une cadre au service des urgences à l’hôpital de Saint Gaudens, Vanessa Schlecht,  puis un agriculteur transhumant, Cédric Sagué, qui a repris l’exploitation de ses parents ; un témoignage sur le secteur de la santé «parce que l’accès aux soins est un droit pour chaque citoyen, un combat décisif pour l’avenir du Comminges et du Savès, a précisé Marie-Claire Uchan. Joël veut rendre obligatoire l’installation des jeunes médecins dans les déserts médicaux pendant 5 ans, exiger des investissements dans les hôpitaux du Comminges, mettre fin à la tarification à l’acte, accompagner et soutenir la création des maisons de santé» ; et un témoignage sur l’agriculture «car Joël veut protéger et accompagner nos agriculteurs. Joël veut favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, développer les circuits courts, continuer à défendre le pastoralisme».

Le soutien du PCF Comminges

Charlotte Joubert, PCF: «nous nous sommes retirées pour faire gagner la NUPES comme dans les autres circonscription de la Haute Garonne»

Deux témoignages suivis de l’intervention de Charlotte Joubert, en l’absence de Corinne Marquerie. Charlotte Joubert (initialement prévue comme suppléante de Corinne Marquerie pour candidater au nom du PCF aux élections législatives) a pris la parole: «Nous soutenons la candidature de Joël Aviragnet et de Marie-Claire Uchan, candidats investis par l’accord de rassemblement signé par La France Insoumise, par Europe Écologie Les Verts, par le Parti Socialiste et par le Parti communiste. Candidates, nous nous sommes retirées pour faire gagner l’Union comme dans les autres circonscriptions de la Haute Garonne».

«J’ai toujours beaucoup d’admiration pour l’engagement des camarades communistes, dira par la suite Carole Delga. Dans les combats les plus rudes, je n’ai jamais eu à me retourner pour savoir si vous étiez là. Toujours là ! Notre point commun, c’est de vouloir toujours servir les gens. Nous sommes passionnément humains, et nous voulons le meilleur pour chacun de nos concitoyens».

L’idéal et le courage de la gauche selon Carole Delga

«Ce soir, nous avons en commun un idéal, a poursuivi Carole Delga. Et un idéal, par essence, il n’est pas soluble dans le reniement, c’est une idée de soi-même et du monde ; notre idéal, s’articule autour d’un but, le progrès pour tous ; notre idéal, c’est la confiance quand d’autres parient sur la défiance ; notre idéal, c’est l’écoute, l’intelligence collective, c’est la cohérence, la clarté ; notre idéal, c’est la responsabilité. Voilà ce que nous sommes ensemble, la gauche, diverse, rassemblée. C’est ce dont notre pays a besoin.

Le chemin ne sera pas pavé de roses, mais ce qui distingue les communistes, les socialistes, la gauche, c’est le courage.

Carole Delga: « Le chemin ne sera pas pavé de rose, mais ce qui distingue les communistes, les socialistes, la gauche, c’est le courage ».

Le courage, c’est  dire que l’éducation doit être de nouveau le pilier de la République, c’est  dire que la santé publique est notre bien commun, c’est de repenser un modèle de société qui concilie économie et écologie, le partenariat entre l’État et les entreprises qui peuvent elles aussi être porteuses de l’intérêt public par le dialogue, par la négociation. Et l’écologie doit être le moyen d’une nouvelle émancipation humaine, non la création d’une société à plusieurs vitesses».

Le discours de Carole Delga prend une dimension qui relève d’un projet politique dépassant la seule perspective de la prochaine élection législative.

« Le courage, c’est de redonner un élan à la décentralisation. On doit apporter des solutions sur mesure par la proximité et la connaissance des enjeux territoriaux. Les projets que nous porterons demain doivent marquer une nouvelle étape dans le domaine de la décentralisation.

Le courage, c’est de penser que l’Europe est à la bonne échelle pour agir concrètement ; elle doit mettre en place une politique de grands travaux  afin de doter chacun de ses territoires des infrastructures de transports, de santé, de transition écologique et numérique, qui garantissent la prospérité de demain.

Elle doit également par sa politique commune de diplomatie, de sécurité et de défense garantir cet espace démocratique face à l’arrogance de la Russie, de la Chine ou face aux exigences de nos alliés américains. La guerre en Ukraine est un signal et un avertissement : nous devons accélérer la mise en place d’une véritable Europe politique».

Une vision de la politique qui s’exprime dans l’action de Joël Aviragnet

La philosophie de l’action du député Joël Aviragnet s’inscrit dans l’esprit de la politique développé par Carole Delga : «il faut toujours ramener les projets au quotidien des citoyens, affirme le candidat socialiste.  C’est pour cela que je me rends dès que je le peux dans les communes de la circonscription pour échanger avec les habitants, comprendre leurs préoccupations.

C’est dans ce dialogue permanent que j’ai construit mon projet en écoutant les besoins des gens, en prenant le pouls des attentes du territoire. On me l’a reproché. Certains voulaient me forcer à signer 650 propositions élaborées en une semaine à Paris. Ils ont donc présenté une candidature dissidente, qu’importe. Je me fiche de la tambouille politicienne, moi je m’occupe des gens.

Mon engagement politique n’a de sens qu’à condition qu’il soit utile à notre quotidien en développant les services publics, en construisant des réponses collectives aux problèmes que nous rencontrons. Le député, c’est la voix du peuple» finit-il par dire en paraphrasant Jean Jaurès. C’est pour cette raison que je passe 4 jours par semaine ici pour vous écouter, et 3 jours à Paris pour vous faire entendre».

L’accès à la Santé

«L’accès à la santé est une préoccupation majeure sur notre territoire. La fermeture des lits, à la Fontaine salée à Salies, aux longs séjours à l’hôpital de Saint Gaudens ou de Luchon, est inacceptable, comme le fait qu’un quart des commingeois n’ait pas de médecin traitant.

La liberté d’installation des médecins devient maintenant un privilège. Or, on paye leurs études, nos cotisations sociales payent leurs consultations via la sécu, le minimum serait de les obliger à s’installer dans les déserts médicaux. L’accès à la santé et aux soins est un service public, un droit garanti par la constitution».

Joël Aviragnet s’inquiète aussi des «scandaleuses conditions de travail des personnels des maisons de retraite». Il dénonce aussi «la situation des aides à domicile, le meilleur exemple de cette société qui méprise ceux qui s’occupent des autres. En travaillant 40 heures par semaine, elles gagnent souvent moins de 1000 euros par mois».

Joël Aviragnet: « il faut toujours ramener les projets au quotidien des citoyens »

La bataille de la Justice

«Je me suis démené pour que le tribunal de Saint Gaudens ait droit à un juge pour mineurs» ; le ministre de la Justice interpellé à l’Assemblée nationale  «m’a répondu: Saint Gaudens est la plus petite juridiction du pays. Comprenez bien, nous ne sommes pas grand-chose. Ce n’est pas parce que nous sommes moins nombreux que nous avons moins de droits. Si je suis réélu je continuerai à me battre pour cette cause juste. On y arrivera».

L’école républicaine

Joël Aviragnet a aussi exprimé son attachement à «l’école républicaine qui émancipe. Pendant 5 ans, dès que des citoyens, des professeurs ou des élus m’ont alerté sur une fermeture de classe, j’ai répondu présent, pour que nos écoles soient maintenues dans nos village, car les jeunes participent grandement à ce lien social dont nous avons tant besoin. Situation inédite, nous n’arrivons plus à recruter les professeurs. Certaines académies sont obligées d’organiser des entretiens par téléphone. Comment en est-on arrivés la ? Je veux me battre contre ce gouvernement qui casse tout».

Le député force de proposition

«Le député porte parole des citoyens doit être une force de proposition» : Joël Aviragnet s’est déclaré partisan d’un «service public de la petite enfance» proposant «des tarifs sociaux pour les crèches et les assistantes maternelles».

Il milite en faveur de «la gratuité des transports en commun, une mesure d’avenir», avec un «service public des transports». Il dénonce la quête de la rentabilité qui a conduit à la fermeture des petites lignes ferroviaires : «la tendance doit s’inverser».

S’agissant de l’écologie, «il est grand temps de préparer une planification écologique. Les territoires, les citoyens, les entreprises, les associations doivent être associés tout au long du processus, de sa conception à sa mise en œuvre.

Notre territoire verra la réouverture dans un an et demi de la ligne Montréjeau-Luchon ; les trains rouleront à l’hydrogène, une énergie produite localement. Le Comminges va en bénéficier en développant une industrie propre sur le territoire, en favorisant une mobilité propre et le tourisme. Nous montrons l’exemple en innovant».

Le pouvoir d’achat

Relevant que les entreprises du CAC 40 ont réalisé 137 milliards de profits en 2021, il interroge : «Pourquoi les bénéfices indécents réalisés pendant le Covid ne pourraient pas être surtaxés permettant aux PME de compenser les hausses de salaires?» 

Le problème du pouvoir d’achat n’est pas seulement un problème de répartition des richesses, c’est aussi un problème d’inflation : «Il y a depuis quelques mois une spéculation sur les denrées alimentaires. Je souhaite un blocage des prix de première nécessité comme cela a été fait temporairement pour le gaz.

Pour compenser les pertes de revenus aux agriculteurs, rétablissons l’impôt sur la fortune que Macron et Édouard Philippe ont supprimé. Rétablissons la fiscalité sur les actions données aux cadres dans les grandes entreprises!».

 

Les orateurs se sont exprimés devant une assemblée d’élus et de militants, parmi lesquels Jean-Louis Idiart à qui Carole Delga a rendu hommage: « nous savons ce que nous te devons et nous savons surtout ce que les habitants du Comminges et du Savès te doivent ».

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