Les peintures de Jocelyne Mothe exposées au théâtre Marmignon à Saint-Gaudens du 26 novembre au 17 décembre

A l’occasion du vernissage, Jean Luc Souyri, adjoint à la culture de la municipalité de Saint Gaudens , a fait sur cette exposition une présentation très fouillée au  plan de la démarche artistique. Il a mis particulièrement en exergue le questionnement qu’inspire la diversité des modes picturaux utilisés, un aller-retour assumé par l’artiste entre le figuratif et l’expression abstraite. Depuis quelques décennies, nous sommes accoutumés à la découverte d’œuvres orientées dans des options artistiques monolithiques. L’artiste s’engage dans un procédé pictural dans lequel il va creuser pour en extraire de nouvelles ressources, pour mener au plus loin la consistance du geste pictural. Dans la démarche artistique de Jocelyne Mothe, il en est tout autrement. Point lui est nécessaire de justifier l’œuvre par un déroulé conceptuel : « Quand je commence une toile, je me laisse guider par mon ressenti, je laisse surgir les couleurs, les gestes, les matières. Et lorsque la toile est terminée, c’est le plus souvent un paysage, comme un miracle sans cesse renouvelé. ». Ce qui lui fera conclure « Ce n’est pas moi qui ait choisi le paysage, c’est le paysage qui m’a choisie ».

Lorsque JL Souyri évoque l’absence de traces d’humanité, Jocelyne dira : « Je considère l’humain, que je suis aussi, comme une erreur de la nature. L’humain est extrêmement intelligent mais il lui manque juste l’intelligence de ne pas scier la branche sur laquelle il est assis ». Incontestablement Jocelyne Mothe est dans une posture de libération vis-à-vis des modes et des contingences théorisées. Une des raisons probables de la puissance du ressenti au regard de cette exposition remarquable, valorisée également par la configuration du lieu.