Saint-Gaudens 23 octobre – 18ème rendez vous des opposants au Passe-sanitaire

23 octobre à Saint-Gaudens – le  18ème rendez vous des opposants  au Passe-sanitaire

Le cortège s’est mis en mouvement vers 15h avec le parcours de la cité au son des percussions et autres artifices bruyants, avec les pancartes de protestation comme autant de bouteilles jetées à la mer porteuses de messages entre colère et désespérance. Comme à chaque fois le défilé des manifestants est le moment des échanges avec l’impression d’être entendu: « Où sont nos élus pour entendre notre détresse, adulés hier et méprisés aujourd’hui malgré nos états de service auprès des patients ». « Ils nous ont envoyé au front sans moyens, sans masques, sans gants, sans blouse et aujourd’hui nous sommes sans revenu ?». « Si notre système de santé a tenu pendant la crise sanitaire, c’est par le courage et la volonté de tout le personnel de santé, les soignants, les personnels d’entretien, le personnel administratif, c’est nous qui avons tenu la tranchée ». « Depuis le couvre-feu discriminatoire décrété par le préfet Maurice Papon (lequel fut à l’origine de la manifestation tragique dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris), c’est la première fois qu’une partie de la population française soit contrainte à une mort sociale par effet de l’application de la Loi ».

Un nouveau sigle pour les anti-passe-sanitaire à Saint-Gaudens : la patte d’oie.

La patte d’oie était le signe que devaient porter la population des cagots en Gascogne. Cette population marginale vivait au sein d’une société parallèle, avec des entrées séparées pour l’accès à l’église entre autre (ex : Oloron Sainte-Marie), avec une activité économique restreinte à celle de charpentier. Il s’agissait probablement de réfugiés chrétiens de l’Espagne revenants avec les croisés dans le cadre de la reconquête de la péninsule par les rois catholiques. Cette discrimination s’est éteinte au 19ème siècle. En Comminges, les lieux dit Maurère pourraient être une trace de cette épisode calamiteuse.

Le choix culturel de fin de manif participe à la hauteur du questionnement sur la place de l’expression artistique dans le cadre des restrictions sanitaires. Nous pouvions entendre un conte s’inspirant d’une personnalité pyrénéenne avec Natacha et Serge et un âne aimablement coopératif. Ils ont apporté par leur prestation le soutien au Collectif Liberté-Comminges en abandonnant la recette du chapeau par  solidarité.

 

 

 

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