Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2022 a été présenté au Conseil des ministres du 7 octobre 2021. Il doit être déposé à l’Assemblée nationale par le gouvernement au plus tard le 15 octobre, et le Parlement dispose de 50 jours pour se prononcer et voter.

Une période d’intenses débats s’ouvre sur un sujet sensible en période de crise sanitaire. C’est le moment pour les élus nationaux des zones rurales de faire remonter les besoins et attentes spécifiques de ces territoires.

Auditions et consultations

Joël Aviragnet, député du Comminges et du Savès, membre de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, auditionne, pour le compte des députés socialistes et apparentés, le premier président de la Cour des comptes, les ministres concernés, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, des finances et de la relance, Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des comptes publics…

Joël Aviragnet, au sein de sa circonscription haut-garonnaise, rencontre et consulte aussi les élus et responsables locaux. Il s’est récemment entretenu avec Bertrand Perrin, le tout nouveau directeur de l’hôpital de Saint Gaudens qui a aussi en charge l’hôpital de Luchon ainsi que les EHPAD Orélia de Saint Gaudens et Noélie Secail à Antichan de Frontignes. Il va aussi rencontrer très prochainement le directeur départemental de l’Agence régionale de santé. Il est en contacts réguliers avec nombre d’acteurs locaux du secteur médical et paramédical.

La désertification médicale croissante est un sujet d’interrogations et d’inquiétude continues : si « la population médicale est abondante dans les villes de Toulouse, Montpellier et sur le bord de la Méditerranée », ce n’est pas le cas dans les zones rurales comme le piémont pyrénéen.

Joël Aviragnet est en quête de solutions de long terme pour remédier à une situation qui menace de s’aggraver.

Solidarité nationale et conventionnement territorial

Joël Aviragnet est favorable, dans un souci de solidarité nationale, au « conventionnement territorial » par lequel les étudiants en médecine « s’engageront à travailler à temps plein pendant cinq ans en zones dépourvues de médecins, ou pendant plusieurs années à temps partiel dans une maison de santé ». Ce sont « les grands syndicats de médecins parisiens opposés au conventionnement territorial » qu’il faut aussi convaincre… Mais l’idée fait son chemin dans tous les partis politiques.

Joël Aviragnet observe aussi que les accords du Ségur de la santé n’ont pas créé d’emplois, ni de postes dans les hôpitaux publics. Au contraire, « tous les ans le budget de la Sécurité sociale prévoit des baisses de financements dans les hôpitaux ».

Une rémunération attractive pour tous les personnels du secteur médical et paramédical

En juillet 2020, les accords du Ségur de la santé ont permis une revalorisation salariale des agents travaillant dans les hôpitaux et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : « les accords du Ségur de la santé ont permis des rattrapages salariaux pour certaines catégories, mais pas pour tout le monde. Ainsi les aides soignant(e)s, les infirmier(e)s des blocs opératoires n’ont pas été concerné(e)s ». Il souhaite que tout le personnel soit rémunéré à la juste valeur de son travail. Les seuls rattrapages salariaux ne sont pas suffisants : « il faut soutenir les rémunérations pour attirer des personnels médicaux et avoir suffisamment de médecins ». Il est opposé au système palliatif des primes octroyées ponctuellement.

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Dans l’immédiat, Joël Aviragnet va revoir le directeur de l’hôpital de Saint Gaudens, et rencontrer le directeur départemental de l’Agence régionale de santé pour  soutenir des demandes locales de travaux importants, de mises en conformité, et d’aménagements pour améliorer les conditions de travail, avant de se jeter dans la bataille parlementaire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.