Faute d’une mobilisation internationale sur le sujet, la France a créé sa journée nationale des aidants en 2010.

Cette journée a été créée à l’initiative du ministère des affaires sociales et de la santé. En 2021, on célèbre donc la 12e édition de la journée nationale des aidants.

8,3 millions d’aidants

Plus de 8 millions de personnes peuvent être considérés comme des “aidants”. A ce titre, elles assistent régulièrement et de façon non professionnelle des personnes de leur entourage nécessitant une aide à domicile.

Les tâches des aidants sont variées, allant des courses à l’accompagnement chez le médecin, en passant par les tâches ménagères, le jardin, le bricolage ou même parfois des aides plus spécifiques comme l’aide à l’alimentation. Dans de nombreux cas, ces aides se dispensent dans le cadre familial, maintenant ainsi un lien intergénérationnel.

Le rôle des associations familiales

Les associations familiales insistent fortement sur le rôle des aidants familiaux. Elles remarquent que si les familles doivent assumer une part de solidarité auprès des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, ce soutien doit être accompagné par les pouvoirs publics. Ceux-ci doivent, de leur côté, mener une politique ambitieuse en direction des aidants familiaux.

Un site à visiter : www.unaf.fr

Source : journée mondiale

62%* des salariés qui prennent soin au quotidien d’un proche fragilisé (grand âge, maladie, handicap, accident de la vie, etc.), considèrent que leur rôle d’aidant a un impact négatif sur leur vie sociale. Ce chiffre s’explique par les raisons suivantes :

50% des salariés aidants vivent sous le même toit que la personne aidée. Ils peuvent ainsi se retrouver contraints de réduire fortement leurs sorties, voire de devoir rester constamment à domicile avec pour seuls échanges ceux avec le proche fragilisé.

45 % des salariés aidants ont dû aménager leur temps de travail et 40% sont à temps partiel, ce qui entraîne un manque à gagner financier important, d’autant que 70,3% d’entre eux ont une contribution minimum mensuelle de seulement 150€. Leur budget loisirs (culturel ou sportif), se trouve alors nettement amputé.

– 50% des aidants qui sont sans activité professionnelle considèrent que leur rôle les empêche de retrouver un emploi, les privant ainsi des relations sociales qui se nouent au bureau.

Le travail représente une nécessité pour maintenir le lien social et rompre l’isolement.

Grâce à leur travail :
– 68% des salariés aidants pensent à autre chose

– 68% se sentent utiles (en dehors de leur rôle d’aidant)

– 64% maintiennent des liens sociaux.

* Baromètre Aider & Travailler 2020 réalisé par Interfacia, en partenariat avec Tilia, start-up entrepreneuriat dédiée aux aidants développée au sein de BNP Paribas Personal Finance, Le Lab RH, Olystic et Responsage. Le baromètre a été réalisé du 16 juin au 16 juillet 2020. Questionnaire accessible par internet, diffusé via les réseaux sociaux, ainsi qu’à partir d’une base de contacts associatifs en charge d’aider les aidants. La taille de l’échantillon est de 606 répondants. Les résultats du baromètre ont été redressés par la technique du calage sur marge, selon les méthodes standard en la matière. Les variables catégorielles qui ont été choisies pour le redressement, dépendent des résultats 2017 recensement de l’INSEE (sexe, âge, secteur d’activité et zone géographique IDF et hors IDF). La population mère représente la population active, plus les retraités de France métropolitaine.

 

Source : startup Tilia https://www.dropbox.com/s/wrh0a5lhjsvc41v/TILIA_INF%20JNA%202021_sept%202021.pdf?dl=0

Crédit photo : https://apfra.fr/journee-des-aidants-2021/