Le salon du livre à Arbas – Arbalivre, le retour!

Ce dimanche 15 juillet le salon du livre s’est déroulé comme à chaque fois au travers d’échanges  chaleureux  et inspiré de créativité littéraire, malgré la pluie et un public au rendez vous !

Les thèmes dominants des œuvres présentées convergeaient vers les questionnements de nos temps incertains d’hier ou d’aujourd’hui. Ces interrogations se retrouvent au travers du roman noir comme  du roman historique, où de thèmes sociétaux. Cette boulimie d’écriture nous transporte en d’autres temps d’une consistance nécessaire. Cela passe par l’évocation nostalgique du terroir  et du message philosophique qu’il contient, ou le témoignage de ceux qui vivent au présent cette terre pyrénéenne, néo-ruraux ou indigènes de la République qui se rencontrent ou s’ignorent.

L’atelier du passant, était animé par Jocelyne Mothe, une prolongation de l’écriture avec les pinceaux; ce fut la réalisation d’une fresque dans la démarche artistique du peintre Vassily Kandinsky précurseur de l’art abstrait, le principe de la non-figuration (Le lâcher prise).

Zoom sur deux écrivains(nes) , deux ouvrages qui interpellent et se rejoignent.

Djalla-Maria Longa « Equilibre »

Djalla-Maria vit à Massat en Ariège depuis trente neuf ans. Elle est issue d’une famille de né-ruraux qui ont fait le choix de scolariser leurs enfants à la maison. Ces premières années d’existence dans un environnement choisi par les parents, Barbara et Patrice. Le cadre de vie est ostensiblement montagnard, dans une économie autarcique. Son premier livre « Mon enfance sauvage » raconte son questionnement dans son regard sur le Monde et son désir d’ailleurs, pour revenir aux sources. Autodidacte, elle se découvre une vocation dans l’écriture avec plusieurs ouvrages dont le dernier Equilibre  s’invite dans la perspective d’une compréhension culturelle et sociétale.

Elle dit : « Mon enfance sauvage continue de susciter interrogations et admiration. Mais combien d’enfants sont-ils à avoir vécu une existence hors des sentiers battus ? Equilibre, est un récit pluriel, une traversée du miroir dont on ne sort pas indemne ». Djalla nous livre au-delà de son histoire celle des autres. C’est celle d’un voisin, d’un ami, d’un inconnu. La plupart d’entre eux ont grandi en Ariège ou dans les Pyrénées. Comment ont-ils vécu cette histoire qui leur a été imposée ? Comment ont-ils été perçus par les indigènes. Quel est le regard des enseignants  sur ces élèves si singuliers ?

Gilbert Nouguet «  Il était une fois mon Ariège ».

Cet ouvrage nous renvoie à un autre, celui d’Adelin Moulis « Vie et mort du maison en Ariège »

Il raconte :« J’ai eu la chance enfant  de passer les vacances chez mes grands parents dans les années soixante, pourtant à contre cœur à l’époque. Tout me paraissait vieux, les gens, les maisons. Je participais aux travaux de fenaison, en aidant. J’ai appris à aimer ce monde. Ces gents portaient des valeurs que l’on n’aimerait pas voir disparaître ; celles du respect  de la nature, du travail, une écologie humaine en symbiose avec l’environnement paysager. Tout semblait raisonné et raisonnable. Dans ce livre j’ai voulu transmettre ces valeurs, les rendre perceptibles au plus grand nombre. Les personnes âgées sont émues de se retrouver dans ces évocations de la vie qu’ils ont connue, mais je suis agréablement surpris de découvrir des messages de jeunes gens qui m’écrivent partager ma conception de l’écologie. Par exemple, je cite une opération qui s’est déroulée dans l’Ariège ; les forêts de hêtre vendues aux Papeteries JOB. Ils avaient coutume d’exploiter les hêtres, et la forêt se reconstituait naturellement. Un responsable en chef, un énarque qui a pris fonction aux Eaux&Forêts de l’Ariège a entrepris de repeupler la montagne de conifères. Parallèlement les chasseurs avaient repeuplé la montagne de cervidés. Mais au printemps, au moment de la pousse sommitale toute fraîche du petit sapin , les cervidés allaient brouter ces jeunes pousses, pour s’apercevoir au bout du compte que l’on était en train de faire un désert de l’Ariège. Un autre exemple d’une pratique écologie naturelle, la question de l’irrigation des prés. Au moment de l’ouverture du passage de l’eau dans les petits carneaux, des truites se trouvaient piégées dans les creux de la retenue. Mon grand-père disait : « Tu en prends quatre ! ». Aujourd’hui on prendrait les trente truites restantes pour les mettre au congélateur. Un grand moment de l’année était la fête du cochon que l’on tuait entre Noël et février. Tout le voisinage était mobilisé. Il y avait des spécialités dans les savoir faire, la mise à mort, la fabrication des saucissons, le salage des jambons, et même les gens qui étaient fâchés entre eux se rendaient service; par le sentiment de la communauté devant la nécessité, ils mettaient de côté leur ressentiment ».

Quelques nouveautés :

  • “Balade mortelle dans les Pyrénées” de Christian Louis auteur commingeois Ed : TDO
  • « Histoires vraies de la Résistance en France» Au long de 264 pages, Patrick Beauchet nous transmet les récits collectés auprès des plus anciens ayant traversé ces années sombres. sociétédesecrivains.com/doc/119489
  • Adeline Camus a présenté ses ouvrages de la « Collection Billes de relaxation «  avec des contes ludiques et ses Jeux Pitchou Yoga. billesderelaxation.com
  • « La porte – L’Ordre de Foix» C’est l’histoire de Paul qui découvre un souterrain durant la restauration de sa demeure ; une découvert qui va le bouleverser de part les enjeux aux conséquences périlleuses pour l’humanité entière. Jean-Bernard Patrick. Voir FACEBOOK
  • « Le cadavre était en jaune» , un clin d’œil au train jaune qui sillonne la haute vallée de la Tét, de Gérard Muller  – lespresseslitteraires.com
  • Du couscous dans le pudding de Yamina Mazzous – Collection : Crime et châtiment lespresseslitéraires.com
  • «Nolan Arindek – La malédiction de l’archisorcier » le tome 2   de Nicolas Soulages  nolanarindel.fr    
  • Les œuvres de Delphine Montariol, romancière et historienne, scénariste à plein temps avec des thèmes situés dans des temps révolus, comme s’ils auraient eu plus de consistance  delphinemontariol.com
  • « Dela plume au vol» de Balthazar Wildus – Editions Sydnet Laurent