Depuis quelques semaines, un collectif de citoyens s’est formé en réaction aux annonces gouvernementales concernant les nouvelles règles sanitaires restreignant les libertés individuelles, en lien avec le pass sanitaire. A l’initiative d’une dizaine de travailleurs médico-sociaux de l’ASEI (Agir Soigner Eduquer Réinsérer) de Saint-Gaudens ou d’Aurignac, et de sympathisants, le groupe a pris le nom de Collectif Liberté. « Déjà cette structure encore informelle nous permet de ne pas nous sentir seuls, souligne Tristan, de Liéoux, 47 ans, intermittent du spectacle et arboriculteur de fruitiers bio, membre du collectif. Nous avons besoin de mettre des mots sur la situation qui nous paraît être très grave et qui porte atteinte aux libertés individuelles et collectives. A partir de réactions individuelles, un constat a été établi, pointant l’impossibilité de vivre normalement sans le pass sanitaire. Autre évidence mise en lumière, il est difficile d’avoir un autre message que celui officiel, transmis par les media habituels, télévision, journaux, etc. Il nous a paru important de créer un espace où les gens puissent se réunir, se rencontrer et dire On n’est pas d’accord avec cette politique brutale. Être ensemble ne résout pas les problèmes mais ça permet d’en parler, de ne pas angoisser. »

Après avoir participé à la manifestation de Toulouse contre le pass sanitaire et la restriction des libertés, le collectif a décidé d’organiser un premier rassemblement le mercredi 28 juillet place Jean Jaurès à Saint-Gaudens, où près de 500 personnes étaient présentes, un vrai succès se félicite Tristan. Tous les mercredis, des rassemblements se tiendront au même endroit, à la même heure, avec clôture au lac de Sède pour faire le point et débattre ensemble. « Dans le calme, il y a eu des prises de parole fort intéressantes. Nous ne sommes ni complotistes ni paranoïaques ni anti-vaccination, mais nous constatons les atteintes aux libertés et la fracture qui s’instaure entre les gens. Nous réagissons contre ça. » Sans désavouer les appareils politique et les syndicats, le collectif citoyen un objectif de politique au sens premier du terme, essentiellement axé sur la cohésion sociale et la défense des libertés. « On passe maintenant à la phase de structuration du collectif, avec des commissions. Les gens viennent vers nous, ça bouge beaucoup. »

Robin, de Larroque, a adhéré au mouvement : « J’ai rejoint le collectif car il me paraît urgent et primordial de montrer qu’une grande partie de la société est en désaccord avec le passage en force de lois coercitives et liberticides en lien avec la crise sanitaire. Et ça devient très inquiétant. Nous voulons choisir la société dans laquelle on veut vivre. Bien sûr qu’il faut enrayer l’épidémie, mais pas au détriment de nos libertés fondamentales. »

https://www.libertecomminges.org/