Après être monté sur le toit des Pyrénées en escaladant le col de Portet (2215m) ce vendredi 23 juillet, le peloton de 187 coureurs de « La Campilaro » s’est attaqué ce samedi 24 juillet au sommet sans doute le plus chargé d’histoire cycliste: le col du Tourmalet. Avec en guise d’amuse-gueule, la Hourquette d’Ancizan, et pour digestif, la montée de Luz Ardiden.

Une escapade pyrénéenne acrobatique, accompagnée au cours de ces deux premiers jours d’une météo pour le moins capricieuse. Si vendredi, le peloton avait subi les assauts conjugués d’un soleil ardent et d’un vent parfois violent, ce samedi fut un jour de pluie froide, de brouillard épais, d’humidité envahissante, avec quelques apparitions d’un soleil devenu peu généreux.

«Madre mia!»

Au sommet de la Hourquette d’Ancizan, les cyclistes étaient déjà transis de froid. Nuria Acero Montero, qui avait réalisé vendredi le meilleur temps féminin dans la montée du col de Portet, a accompagné son arrivée au col d’un sonore «Madre mia!» qui se passait de tout commentaire. Le berger de Nistos et équipier du Team Peyragudes Mickaël Grein prenait, lui, le temps de croquer une barre énergétique, autant pour se réchauffer que pour reprendre des forces, un brin désabusé: « depuis un mois et demi, je n’ai connu que trois jours de beau temps…».

Nuria Acero Montero (équipe Sierra Mix)

Dans le Tourmalet, le soleil illuminait momentanément la fin de parcours au sortir de La Mongie, avant de s’en trouver à nouveau chassé par un brouillard peu accommodant. Le sommet était envahi de touristes peu attentifs au passage des coureurs. Derrière  Bertrand Coumet (Culture Vélo Blagnac), les concurrents sont arrivés  égrenés en se faufilant parmi les promeneurs. Le ravitaillement était alors une halte bienvenue que peu de concurrents ont sauté. Certaines équipes, à l’image du Team Peyragudes, en ont profité pour se regrouper, avant de dévaler la pente vers Luz-Saint Sauveur et boucler l’étape au col de Luz Ardiden, noyé dans le brouillard.

Bertrand Coumet (Culture Vélo Blagnac), le premier à franchir la ligne au sommet du Tourmalet, sous le soleil.

Admirables cyclistes

Les participants de cette cyclosportive  à étapes (il reste une troisième journée à vivre ce dimanche 25 juillet avec le col d’Aspin à franchir, avant d’arriver à Peyragudes, sur l’Altiport 007) font preuve d’une étonnante ténacité. Une détermination qui a de quoi époustoufler ceux qui ne connaissent pas l’âme de ces compétitions entre amateurs, dans le plus magnifique sens du terme. Quel que soit l’environnement (les difficultés accumulées du parcours, les conditions météorologiques même exécrables), quel que soit leur niveau d’entrainement (forcément disparate d’un individu à l’autre), quel que soit leur âge (de 17 à 65 ans et plus !), ils ne renoncent pas. Les uns se propulsent avec une facilité aussi étonnante que probablement trompeuse, d’autres avancent avec moins d’aisance, mais tous se battent contre eux-mêmes, contre le parcours, contre les éléments. Quasiment tous arrivent au bout, même quand la malchance s’en mêle. Ainsi l’un d’eux, ayant brisé sa roue, a poursuivi sa route en VTT!

Jean-Bertrand Loubet (Team Peyragudes, n°210) et Jérôme Gineste (Team Peyragudes, n° 208) emmènent un groupe avec Jérôme Sabaut (n° 91) et Nuria Acero Montero (équipe Sierra Mix, n° 177).

Classements à l’issue de la deuxième journée

Au soir de cette deuxième journée, après les montées chronométrées du Tourmalet et de Luz Ardiden, l’italien est leader du classement général masculin. Il devance Bertrand Coumet 2ème et Alexandre Martin 3ème.

Marion Valette-Salobert reste leader chez les féminines. Elle devance Nuria Acero Montero 2ème et Valentina Causero 3ème.

Classement par équipes: Culture Vélo Club Blagnac 1er. Le Team Peyragudes est 12ème (26 équipes classées).

Article pour la journée du vendredi 23 juillet:

Grand soleil et bourrasques de vent sur la Campilaro