Un conflit d’ordre privé, qui devrait se jouer au tribunal, oppose le propriétaire de la station-service de Longages à son gérant avec comme enjeu des sommes d’argent et un renouvellement de bail. Ce conflit s’est retrouvé sur la place publique à la suite de l’intervention de l’association AIL qui a fait circuler une pétition. Association dont on dit qu’elle ressemble fort à une opposition en marche née au moment des dernières élections municipales. Nous avons rencontré le maire Jean Michel Dallard

Alors ce conflit de la station-service qui met de la tension à Longages, où en est-il ?

Mardi dernier comme espéré, tous les acteurs du dossier de la station-service de Longages ont signé l’accord proposé le vendredi précédent. Nous ne souhaitions pas communiquer sur ce différend privé. Nous avons été obligés de le faire pour répondre aux tentatives de polémiques et de récupération politique sur les réseaux sociaux.

Mettre un conflit privé sur la place publique était-il une bonne chose selon vous ?

Non et je maintiens que cet appel à la pétition et à la manifestation n’était pas une bonne solution. Elle n’a fait qu’augmenter les tensions entre les différentes parties et a même entraîné certains comportements agressifs et des commentaires inadmissibles et injurieux.

L’histoire de la station-service semble être la partie immergée d’un iceberg ?

Nous faisons de notre mieux chaque jour et sommes à l’écoute de tous, proposition et consultation sont plus que des mots pour notre équipe.

Alors comment accepter que dans une situation comme celle que nous traversons ensemble depuis 1 an, que certains voient leur intérêt dans la création des rumeurs ou en semant le doute sur la gestion communale en communiquant des chiffres (parfois faux d’ailleurs) et sans les expliquer ?

Insinuer des problèmes alors que les coûts de fonctionnement sur l’année 2020 ont baissé de 10,5 %.
Ainsi près de 267 000 € d’économie qui vont pouvoir être affectés à des sujets essentiels comme les plus de 100 dossiers de personnes en difficulté, étoffer la police municipale, continuer à soutenir nos associations sans réduire leurs subventions et bien sûr financer les travaux et études prévus (chemin de Capens, maison Lamouroux, toiture de l’église..) sans oublier le développement de notre base nautique municipale.

Et je tiens à le repréciser, ces investissements se réalisent sans augmentation des impôts, grâce au travail de tous les services municipaux pour maîtriser les coûts. Alors oui c’est parfois compliqué car les habitudes ont la vie dure et cela ne plaît pas à tout le monde, mais les intérêts de quelques-uns ne doivent pas être privilégiés à l’intérêt général.
À diviser, préférons le collectif et la concertation aux revanches personnelles. Restons soudés, laissons les canards cancaner, dialoguons, échangeons et continuons à travailler tous ensemble.