La cérémonie de la commémoration du cessez le feu en Algérie s’est tenue à Rieux-Volvestre dans le format restreint autorisé, sans présence du public. Un dépôt de gerbes a eu lieu, dans le respect des mesures de distanciation, en présence de Maryse Vezat-Baronia, maire de la commune, de quelques élus, et de représentants des anciens combattants de la commune. On note l’absence d’une délégation gendarmerie.  Maryse Vezat-Baronia a fait lecture du message officiel de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.”

Pour mémoire :

Le 19 mars 1962 est la date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu définitif entre la France et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne. Cet accord met fin à l’affrontement armé entamé le 1er novembre 1954, date considérée comme le début de la guerre d’Algérie.

Le cessez-le-feu du 19 mars 1962 s’inscrit dans la continuité d’un processus qui, depuis plusieurs mois, menait l’Algérie à l’indépendance: le 8 janvier 1961, par référendum, les Français s’étaient prononcés à 75 % pour le droit à l’autodétermination de l’Algérie; le 20 mai 1961, le Gouvernement Provisoire de la République algérienne et la France entamaient les pourparlers d’Evian; le 7 mars 1962, les négociations officielles s’ouvraient.  Les accords signés le 18 mars 1962 à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie, prévoient une période de transition de trois à six mois devant mener l’Algérie à un référendum d’autodétermination, la libération des prisonniers dans un délai de vingt jours, une amnistie générale et un cessez-le-feu pour le lendemain midi.

Ce cessez-le-feu met fin aux « opérations militaires et à la lutte armée sur l’ensemble du territoire algérien ». C’est la fin officielle de plus de sept années de conflit mais ce n’est pas la fin des violences: le 26 mars 1962, une manifestation d’Européens à Alger est ainsi réprimée dans le sang par les autorités françaises; l’OAS (Organisation Armée Secrète), organisation clandestine fondée en 1961 pour lutter contre l’indépendance de l’Algérie, continue son action terroriste et multiplie les attentats et les assassinats de part et d’autre de la Méditerranée; les supplétifs de l’armée française restés en Algérie sont victimes de massacres qui s’amplifient encore après l’indépendance; de nombreux Français d’Algérie sont enfin enlevés et exécuté, comme le 5 juillet à Oran où une vague de violences entraîne la mort et la disparition de très nombreux Européens.