Quoi de commun entre un élu, un politique en meeting, un artiste, un orchestre, un festival des lumières, une fête de la musique : une scène et bien d’autres choses.

« Nul n’est prophète en son pays ». La citation peut s’appliquer à la SMTC (Structures mobiles Thierry Corneil). Les Commingeois, pour une grande partie d’entre eux, connaissent la famille Corneil, pour leur petit train et leurs manèges qui animait les fêtes locales. Sauf que ceci appartient au passé. Et ce depuis un bon nombre d’années maintenant.

Une entreprise au rayonnement national

Depuis 1996, l’entreprise intervient dans le monde du spectacle en montant des scènes pour différents évènements, aux quatre coins de la France. C’est en 2007 que SMTC avec à sa tête Sébastien Corneil et son épouse Claire prend un réel essor. Elle rafle l’appel d’offres de la Métropole toulousaine et le pérennise d’année en année. Pour ce client, elle installe la scène d’une fête de quartier, jusqu’à celle pour le 14 juillet à la prairie des filtres. C’est SMTC qui intervient sur Pause Guitare, évènement phare en Occitanie. Sur la fête de la musique ou encore à l’occasion de meetings politiques.

L’entreprise travaille essentiellement dans l’évènementiel. Tout au long de l’année, ce sont six employés permanents et trois CDD saisonniers. En pleine saison, 150 intermittents du spectacle travaillent pour l’entreprise.

Elle peut, soit monter tout simplement une scène, soit s’occuper d’une prestation élargie avec le son, la lumière, qu’elle confiera à des partenaires. En somme, elle s’adapte au cahier des charges établi par le donneur d’ordre.

La pandémie stoppe l’essor de la société

« En 2020, la plus grosse scène que nous ayons installée faisait 18m² », indique Sébastien. « Alors que la plus grande que nous possédons actuellement dépasse les 500m². »

L’entreprise a un réel savoir-faire. Elle est Commingeoise et rayonne dans tout le pays. « En ce moment où on parle tant de solidarité, il apparaîtrait logique de faire travailler en priorité des entreprises du territoire », lâche Sébastien.

Et en attendant des jours meilleurs

Des aides, il y en a. Mais elles ne suffisent pas à payer les charges qui pèsent sur l’entreprise. Sébastien qui a une formation élargie en électricité, hydraulique, serrurerie, s’est lancé dès le début du confinement, dans la ferronnerie qu’il maîtrise parfaitement.  Il peut réaliser du mobilier, des escaliers, des mezzanines, des terrasses, etc. Il suffit de prendre contact avec lui. « On limite la casse mais il y a quand même un déficit. On est toutefois confiant. Pause Guitare est le seul festival à ce jour qui prévoit d’avoir lieu en juillet prochain. La jauge devrait être ramenée de 17.000 à 9.000 personnes. Et nous sommes avec eux.»

www.sebcfer.com

http://www.smtc.pro/