C’est reparti pour un Tour. Il comptera 3.383 kilomètres. Programmé du 26 juin au 18 juillet prochains. Le Ventoux par deux fois, les Pyrénées privilégiées, deux contre-montre individuels : la course, qui partira le 26 juin de Brest, sera très différente de la dernière édition qui était la plus montagneuse de son histoire récente.

« Il faut être pragmatique », a insisté son directeur Christian Prudhomme qui a été obligé de revoir sa copie initiale après le changement de site du grand départ, lié au coronavirus. Initialement prévu à Copenhague, il sera donné finalement en Bretagne, la région d’accueil des quatre premières étapes.

Grande nouveauté du Tour 2021, la double montée du Ventoux, le Mont Chauve sera grimpé une première fois à partir de Sault, son flanc le moins connu, puis dans son intégralité sur le versant sud à partir de Bédoin après la descente par le côté nord « Le Ventoux sous toutes ses faces ».Christian Prudhomme qui a opté pour une arrivée en bas de la descente, à Malaucène (Vaucluse). Principalement pour disséminer le public sur la plus grande zone possible, cinq ans après une arrivée chaotique au Chalet Reynard, où le maillot jaune Chris Froome avait été englué dans un embouteillage provoqué par la déferlante du public et avait couru en attendant d’être dépanné.

Le Tour renouera ainsi avec l’une de ses ascensions emblématiques, dans une année sans aucune montée alpestre du même ordre. Deux journées, au Grand-Bornand et à Tignes, sont prévues dans les Alpes, logiquement adoucies dès lors qu’elles sont cette fois le premier des deux grands massifs.

Les Pyrénées privilégiées !

Cinq étapes dans les Pyrénées, dont deux typées baroudeurs pour rejoindre Quillan. Après la visite des châteaux cathares et de Saint-Gaudens.  Trois grandes étapes pour les grimpeurs, à Andorre-la-Vieille  avant la seconde journée de repos, au col du Portet et à Luz-Ardiden (après le Tourmalet), deux longues et spectaculaires ascensions. Cinq jours intenses de batailles aux sommets, mêlant la nouveauté du spectaculaire col de Saint-Louis, sur la route de Quillan, et le classique éprouvé des enchaînements Peyresourde – Val Louron-Azet – col du Portet et Tourmalet – Luz Ardiden. L’arrivée 13 juillet à Saint-Gaudens sera jugée au pied de la tribune de l’ancien circuit automobile du Comminges. Le lendemain 14 juillet jour de la fête Nationale traversée de Bagnères de Luchon, après avoir pris le départ de Muret pour revenir sur Saint Gaudens et traverser le Comminges.

Le même souci de variété s’applique à la première semaine. La Bretagne réserve deux étapes pour puncheurs, à Landerneau et à Mûr-de-Bretagne (du pain béni pour le champion du monde Julian Alaphilippe), deux autres pour sprinteurs. « La volonté est de ne pas avoir plus de deux étapes de plaine consécutives pour les sprinteurs », confirme Christian Prudhomme. D’où le contre-la-montre de la première semaine intégralement en plaine jusqu’au Morvan abordé au septième jour de course (Le Creusot).

Deux chronos individuels

Le Tour renoue avec sa tradition oubliée de deux contre-la-montre individuels, le premier à Laval le cinquième jour, le second dans les prestigieux vignobles du Bordelais entre Libourne et Saint-Emilion, à la veille de l’arrivée jugée comme toujours sur les Champs-Elysées, le 18 juillet. Le total des deux chronos – plats – donne 58 kilomètres, la distance la plus conséquente depuis 2013 (65 km), sensiblement supérieure aux chiffres des dernières éditions (36 km en 2020, 27 km en 2019).

L’ensemble avantage-t-il un type coureur ? « Je ne sais pas si on peut tirer des conclusions de la saison sinon que la jeunesse arrive de manière fracassante », estime le directeur du Tour. « C’est une période d’incertitude sur tous les plans, et aussi sur ce que vont donner les résultats des compétitions ».

https://www.letour.fr/fr/etape-17

https://www.letour.fr/fr/etape-16

Profil de la 17ième Etape du 14 juillet 2021 :