L’Assemblée Générale du SoueichKfé

Elle s’est tenue le mercredi 28 octobre, exceptionnellement à la salle des fêtes de Soueich à 18 heures, horaire avancé considérant le couvre-feu. 32 personnes dûment masquées se retrouvées à cette occasion.

Le rapport d’activité avec l’exposé de l’état de la trésorerie et le renouvellement de la Collégiale fut marqué par l’évocation de la mobilisation autour du projet du concours de nouvelles lancé par le SoueichKfé au début du confinement. La quarantaine d’offres de textes a dépassé les espérances. Ce fut pour les membres de l’association composant le jury une mobilisation sérieuse autour de la lecture comparée des textes anonymes pour en retenir les futurs lauréats. L’objectif était de maintenir l’activité de l’association et ce lien tellement nécessaire qu’a révélé le contexte du confinement, en attendant des jours meilleurs. Georges Clémenceau fut cité dans son propos « Quand les événements nous dépassent feignons d’en être les organisateurs ».

Le débat et les échanges qui ont suivit furent dans la consistance de ceux auxquels est accoutumé le SoueichKfé. A la question s’il pourrait s’envisager le projet de demande de subventions pour l’accueil d’artistes en concert ou autres projets, il fut argumenté et rappelé la vocation du SoueichKfé au-delà d’une volonté assumée d’indépendance vis-à-vis des institutions.

Le SoueichKfé n’est pas un espace marchand de spectacles. Les artistes qui viennent s’y produire ne viennent pas y chercher une considération financière. Comme cela a été rappelé, il est question d’échanges, de rencontres, de partage dans une sociabilité intelligente. Au regard de l’offre artistique bénévole importante, il s’y déroule des débats (notamment la consultation citoyenne organisée par le Conseil de Développement de la Communauté de Commune de Cagire Garonne Salat), des exposés, des expositions, des concerts. Avec l’intervention de nombreux artistes locaux, le SoueichKfé s’inscrit dans la culture de proximité, le corolaire de l’émergence d’une économie locale avec la socialisation qu’elle génère dans feu le canton d’Aspet.

La convivialité impactée par les contraintes sanitaires et l’obligation horaire a conclu la soirée sans l’incontournable pot, moment de vivre ensemble tellement nécessaire, mais avec toutefois un moment de conclusion musicale de qualité dans une belle complicité par des musiciens de l’association.