A seize ans, la Saint-Gaudinoise reste l’une des sportives les plus douées de sa génération. Passionnée de gymnastique, Maëlle Millet a tout donné à la discipline et la compétition lui a tout rendu. Formée dès le plus jeune âge à l’Envol Saint-Gaudinois, voilà déjà six ans que la jeune femme a quitté ses parents, son père ancien treiziste, sa mère danseuse et son frère footballeur pour grandir seule au pôle espoirs de Montpellier.

« Je suis fier, très admiratif de ce que Maëlle a fait de sa vie, explique son père, son investissement, l’ampleur de son travail, la passion qu’elle témoigne. Elle a certainement beaucoup de chance d’avoir pu atteindre ce niveau. Elle a beaucoup de qualités, une morphologie adaptée, beaucoup de souplesse, de volonté ». Au printemps dernier, le confinement à domicile n’a aucunement émoussé son ardeur. Il a bien fallu pousser quelques meubles dans le salon, retrouver son entraîneur par visioconférence trois heures par jour, jouer et lancer quotidiennement dans l’herbe du jardin, sous l’œil avisé d’une caméra invitée à filmer et rendre compte de ses progressions. Ne rien lâcher.

A la rentrée, Maëlle a retrouvé sa chambre au CREPS de Montpellier, elle poursuit son sports études en première et s’entraîne à nouveau plusieurs heures par jour au gymnase de la Mosson. La Saint-Gaudinoise est très certainement l’une des meilleures gymnastes françaises mais elle ne se contente pas de ce rang, elle entend bien devenir la meilleure. Intégrée en équipe de France, elle rivalise avec quatre autres de ses pairs. Mise en concurrence lors de deux jours prochains d’octobre, elle espère être celle qui défendra les couleurs françaises aux prochains championnats d’Europe, celle qui au-delà, sera l’unique gymnaste tricolore retenue pour les prochains Jeux Olympiques de Tokyo.